Saint-Louis – Pêche artisanale

 : les dures conditions de travail des femmes transformatrices

Les femmes transformatrices de la Langue de Barbarie qu’on surnomme les “jambarsine” ne sont pas mieux loties que leurs hommes. Malgré leur bravoure, elles peinent à trouver des financements et des formations pour mener à bien leurs activités. Pire, elles travaillent dans des conditions très artisanales sur des sites qui ne respectent aucun code d’hygiène.

“Le site de transformation de Guet Ndar, qui était acquis dans le cadre de la coopération espagnole, est dans un état de délabrement très avancé. Toutes les installations sont hors d’usage.

Celui de Goxu Mbacc ne peut pas contenir toutes les femmes et il n’est pas bien équipé. Les femmes transformatrices de la Langue de Barbarie sont complètement ignorées dans l’octroi des financements et ne bénéficient pas de formation pour se moderniser dans la production et pour pouvoir s’ouvrir au marché international”, regrette une des responsables du site de Guet Ndar.

Ainsi, pour toutes ces difficultés vécues quotidiennement, les populations de la Langue de Barbarie invitent les autorités sont à se pencher sérieusement sur les effets de l’érosion de la langue de Barbarie, à régler les effets dévastateurs de la brèche, à sécuriser les outils de travail des pêcheurs et des femmes sur les berges et sites de transformation et à engager des négociations franches avec les autres pays voisins de la sous-région pour l’obtention de nouvelles licences de pêche.

Mais aussi, de tenir compte dans la perspective de l’exploration et l’exploitation, dans le futur, des hydrocarbures découvertes au large de côtes saint louisiennes et des inquiétudes qu’elles suscitent chez certains acteurs.

Enquête

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