Affaire Asergate : Le mouvement «Sunu 37 milliards» exige toute la lumière sur le dossier d’électrification de villages sénégalais

L’affaire dite «Asergate», portant sur le sort mystérieux de 37 milliards de francs Cfa initialement alloués à l’électrification de plus d’un millier de villages sénégalais, rebondit. Dans un communiqué rendu public ce jour, le mouvement «Sunu 37 milliards» tape du poing sur la table et pointe du doigt un tournant crucial du dossier : l’apparition de documents administratifs falsifiés.

Selon le mouvement, le différend commercial initial a pris une dimension pénale aux conséquences économiques dramatiques dès lors qu’une personne est intervenue. C’est à ce moment précis que de présumées fausses quittances de la Direction générale des impôts et domaines (Dgid) et de l’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop) ont été introduites dans le circuit.

Pour le collectif de sauvegarde des deniers publics, personne n’a pu agir seul. La fabrication, l’introduction et l’exploitation de telles pièces maîtresses au sein d’une affaire aussi sensible trahissent l’existence probable d’un réseau bien structuré. «Une telle opération soulève nécessairement des questions sur l’existence éventuelle d’un réseau de complicité ayant contribué, directement ou indirectement, à la production, à la circulation et à l’exploitation de ces documents litigieux», fustige le mouvement dans son communiqué.
Ces pièces contestées sont devenues le fondement d’actions judiciaires qui ont totalement renversé le rapport de force entre les parties prenantes. Le résultat est aujourd’hui catastrophique pour le monde rural : les 37 milliards de francs Cfa se sont volatilisés, le projet d’électrification a été brutalement stoppé, et des centaines de villages restent plongés dans le noir.

L’Agent judiciaire de l’Etat interpellé

Face à ce qu’il qualifie de grave menace contre l’intérêt national, le mouvement «Sunu 37 milliards» réclame des actions judiciaires fermes et immédiates : la poursuite des enquêtes amorcées par le juge d’instruction en les orientant spécifiquement sur la traçabilité de ces fausses quittances afin d’identifier tous les auteurs et complices. Il interpelle directement l’Agent judiciaire de l’Etat (Aje), désormais saisi du dossier au niveau du Pool judiciaire financier (Pjf), pour que l’action publique soit expressément élargie à l’encontre de la personne et de ses soutiens.

Pour le mouvement, le Peuple sénégalais ne peut se contenter d’une simple affaire de faux documents. L’enjeu va bien au-delà de la paperasse administrative. La question fondamentale, qui continue d’alimenter toutes les interrogations des citoyens, demeure entière et exige une réponse sans complaisance : qu’est-il advenu des 37 milliards de francs Cfa destinés à éclairer le Sénégal profond ?

SOURCE LEQUOTIDIEN

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *