Légistique et suivi évaluation des lois: Ayib Daffe réclame plus de moyens

À l’ouverture de cet atelier, le député Ayib Daffé a plaidé pour un renforcement des moyens mis à la disposition de cette instance parlementaire chargée notamment du contrôle et de l’évaluation des lois.

Prenant la parole devant les participants, le président du groupe parlementaire PASTEF a tenu à préciser qu’il s’exprimait avant tout en sa qualité d’ancien président de la Commission des délégations sous la 14e législature. « Je suis présent non en tant que président du groupe parlementaire de la majorité, mais surtout en tant que membre de la Commission des délégations », a-t-il déclaré.

Revenant sur son expérience à la tête de cette commission, Ayib Daffé a rappelé qu’elle souffrait d’un déficit de visibilité et d’activité. « On m’avait dit que cette commission ne se réunissait jamais et que personne ne savait réellement à quoi elle servait », a-t-il confié, soulignant les efforts entrepris à l’époque pour relancer son fonctionnement et de renforcer son rôle au sein de l’institution parlementaire. 

Le parlementaire a insisté sur la spécificité de cette commission qu’il a présentée comme, « la seule commission permanente de l’Assemblée nationale citée dans la Constitution du Sénégal », en raison des missions particulières qui lui sont confiées en matière de suppléance législative et de contrôle de l’application des lois.

Saluant le dynamisme retrouvé de la Commission sous la présidence du député Alioune Ndao, il a estimé que la formation organisée répondait au cœur même de ses compétences. « C’est une chose de voter les lois, mais le plus important, c’est de les appliquer », a-t-il martelé.

Selon lui, l’évaluation de l’effectivité des textes représente un enjeu important pour le Parlement. « Le travail de contrôle et d’évaluation des lois nous permet de maintenir ce cordon ombilical entre nous, auteurs des lois, et ces lois elles-mêmes », a-t-il expliqué.

Face à l’ampleur de la tâche, Ayib Daffé a appelé à un renforcement des ressources humaines. « Il va falloir encore beaucoup plus de moyens, puisque nous avons un arsenal législatif très vaste », a-t-il souligné, évoquant la nécessité de procéder à un examen approfondi de nombreux textes devenus obsolètes ou insuffisamment appliqués.

Ousmane GOUDIABY
SUDQUOTIDIEN

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