Kinshasa accepte le principe du cessez-le-feu proposé par l’Angola
La RDC a répondu positivement ce 13 février 2026 à la proposition de l’Angola, le président congolais Félix Tshisekedi acceptant officiellement le principe d’un cessez-le-feu dans l’est de son pays, « dans un esprit de responsabilité, d’apaisement et de recherche d’une solution pacifique au conflit ». Une source proche du dossier confirme à RFI que le 18 février est bien la date retenue.
Avec Paulina Zidi correspondante RFI à Kinshasa,
Dans l’est de la RDC, va-t-on vers un nouveau cessez-le-feu pour le 18 février ? C’est en tous les cas la proposition qui a été faite jeudi par la présidence de l’Angola et encore actuelle présidence de l’Union africaine.
Une proposition acceptée par les autorités de Kinshasa. La présidence congolaise vient de publier un communiqué. Selon ce texte, « la République démocratique du Congo prend acte de l’initiative de Son Excellence Monsieur João Manuel Gonçalves Lourenço », et « salue les efforts constants de l’Angola en faveur d’un retour durable à la paix et à la stabilité dans la région des Grands Lacs ».
La RDC répond donc positivement à la proposition de l’Angola puisque le président Félix Tshisekedi accepte officiellement le principe d’un cessez-le-feu « dans un esprit de responsabilité, d’apaisement et de recherche d’une solution pacifique au conflit ». Dans ce même communiqué, en revanche, l’échéance du 18 février à midi n’est pas mentionnée, mais une source proche du dossier confirme à RFI que c’est bien la date retenue.
Ce que la présidence précise aussi officiellement, c’est que, selon elle, ce cessez-le-feu s’inscrit bien dans le cadre du Mécanisme de surveillance et de vérification signé le 14 octobre 2025 à Doha. Mécanisme dont les termes de référence ont été actés le 2 février dernier et pour lequel la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) est en cours de déploiement, notamment du côté d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
La présidence congolaise stipule enfin que ce cessez-le-feu « implique un gel strict et immédiat des positions, l’arrêt de tout renforcement militaire, la cessation de toute rotation ou approvisionnement offensif, l’interdiction de toute tentative de modification du statu quo sur le terrain, ainsi que la fin de tout appui extérieur aux groupes armés opérant sur le territoire national ».
Pas encore de réponse de l’AFC/M23
Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de déclaration du groupe armé AFC/M23 sur cette date du 18 février. En revanche, les autorités de Kigali ont réagi. Le ministre rwandais des Affaires étrangères estime dans un tweet que « nous pouvons empiler les accords de paix ou les déclarations de cessez-le-feu à l’infini, mais tant qu’il n’y aura pas de volonté politique de Kinshasa de mettre fin à ses attaques aériennes et ses attaques d’artillerie, tant que le président Tshisekedi sera toujours habité par l’obsession d’une solution militaire improbable, et tant que la communauté internationale continuera de fermer les yeux sur les caprices de Kinshasa qui n’agit qu’à sa guise, en violation de tous ces accords, ce sera peine perdue ».

