Les fondamentaux de l’économie islamique au menu d’un colloque à Médine
Dakar, (APS) – La 46e édition du colloque Al Baraka sur l’économie islamique à Médine, ouverte mardi à Médine, porte sur les fondamentaux de l’économie islamique, dont la bienfaisance et la charité représentent le volet le plus important.
La rencontre se tient à l’université Prince Muqrin bin Abdulaziz de Médine, sur le thème “La bienfaisance et la charité dans l’économie islamique : vers l’avenir”.
A l’occasion de la cérémonie d’ouverture, le président du conseil des fudiciaires du forum Al baraka pour l’économie islamique, Abdullah Saleh Kamel, a affirmé que “le secteur de la bienfaisance et de la charité constitue le plus grand secteur du système économique islamique”.
Selon M. Kamel, dont les propos sont cités dans un communiqué reçu des organisateurs, “la réalisation d’un développement authentique et équilibré ne peut se faire sans reconnaître ce secteur comme un pilier économique fondamental et non comme une simple activité caritative complémentaire”.
Analysant le thème, il a expliqué que “la bienfaisance et la charité dans l’économie islamique” reflète “une vision prospective de l’avenir de l’économie islamique”.
Il a rappelé que Médine, ville hôte du colloque, a été le théâtre des premiers fondements de la pratique économique islamique, où les notions de waqf (fondation pieuse), de dépense et de bienfaisance ont été établies comme des valeurs économiques et de développement durables à travers l’histoire.
Il a par ailleurs indiqué qu’au cours des dernières décennies, “le colloque Al Baraka a joué un rôle central dans le développement des instruments modernes de l’économie islamique, en particulier la finance bancaire islamique”.
A l’en croire, “la prochaine étape nécessite de progresser sur des axes intégrés incluant l’économie de la bienfaisance et de la charité, l’activation du rôle du capital, ainsi que le respect de l’éthique et des valeurs en tant que fondement essentiel de l’économie islamique”.
Abdullah Saleh Kamel a ajouté que “ces trois axes constituent ensemble la base de la construction de l’avenir de l’économie islamique, parallèlement à la poursuite du développement des principaux instruments apparus au cours des cinquante dernières années”, tels que les “Sukuk” (produit obligataire islamique) et l’assurance “Takaful” (assurance islamique), sans compter “l’utilisation optimale des technologies financières modernes afin de renforcer l’impact et la durabilité”.
D’après le communiqué, M. Kamel “a également mis en exergue l’importance de renforcer le secteur non lucratif, notant que l’expérience saoudienne dans ce domaine représente un modèle national inspirant, doté d’un fort potentiel de reproductibilité à l’échelle internationale, contribuant au développement durable et à la maximisation de l’impact social”.
La cérémonie d’ouverture a également été marquée par la projection d’un film produit par le Forum Al Baraka, intitulé “L’économie de la bienfaisance et de la charité : un don qui crée un impact durable”.
Ce film retrace les racines historiques de l’économie du don en islam, depuis le premier waqf établi à Médine jusqu’à la transformation du secteur non lucratif en un levier économique et de développement majeur à l’époque moderne, indique la même source.
La présentation a mis en lumière l’expérience du Royaume d’Arabie saoudite dans l’autonomisation du secteur non lucratif, dans le cadre de la vision saoudienne 2030, “reflétant son évolution en une force de développement efficace soutenant la durabilité économique et sociale”.
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