Mabouba Diagne: 1250 milliards FCFA pour développer l’agriculture

Dakar, (APS) – Le Sénégal a besoin de financements de l’ordre de 1250 milliards de francs CFA pour développer son agriculture, assurer la sécurité alimentaire et créer des emplois, a déclaré le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, Mabouba Diagne.

“2500 milliards de francs CFA, c’est ce qu’il nous faut pour être autosuffisant, réduire la pauvreté dans le monde rural, créer ces centaines de milliers d’emplois. Donnez-nous la moitié et testez-nous sur dix ans”, a-t-il lancé aux responsables du Groupe de la Banque mondiale, lors du lancement du Pacte AgriConnect par l’Etat du Sénégal, mardi à Dakar.

Le Pacte AgriConnect est une initiative visant à accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires du pays et à renforcer durablement la sécurité alimentaire.

“Je demeure absolument convaincu que concernant le moteur de notre développement, au-delà de la nécessité d4avoir un bon financement, la manière de syndiquer ce financement est vitale3, a dit Mabouba Diagne.

L’initiative AgriConnect représente “exactement le genre de réformes structurelles dont le Sénégal a besoin”, a relevé le ministre de l’Agriculture.

“Je ne prêche pas pour ma chapelle, mais je suis convaincu que l’agriculture et l’élevage sont les seuls secteurs en Afrique qui peuvent créer ces centaines de milliers d’emplois. L’équation c’est 2 500 milliards, donnez-nous la moitié, testez-nous sur dix ans”, a-t-il insisté.

Il est aussi revenu sur l’importance de l’utilisation de la technologie et des moyens digitaux et agricoles pour permettre au pays d’atteindre la souveraineté alimentaire.

“La jeunesse africaine, le monde rural, demandent une chose, c’est de moderniser l’agriculture et de leur donner les moyens”, a ajouté le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage.

Le Pacte AgriConnect est autour de laquelle Le Sénégal a mobilisé le Sénégal a mobilisé le Groupe de la Banque mondiale ainsi que les partenaires techniques et financiers du pays, le secteur privé et les organisations de producteurs.

Il est aligné sur les objectifs assignés à l’Agenda national de transformation “Sénégal 2050” et sur la Stratégie nationale de souveraineté alimentaire (2024-2028).

“Le groupe de la Banque mondiale s’est engagé à doubler ses financements annuels pour l’agrobusiness, pour atteindre 9 milliards de dollars, et va mobiliser 5 milliards de dollars supplémentaires auprès du secteur privé et des partenaires d’ici 2030”, a déclaré le vice-président du Groupe de la Banque mondiale, Ousmane Diagana, en répondant au ministre de l’Agriculture.

“Monsieur le ministre, je sais que ces montants sont en deçà de ce que vous avez demandé, mais je pense que c’est surtout le rôle catalytique de la Banque mondiale qui sera extrêmement important”, a-t-il ajouté. 

Selon Ousmane Diagana, pour atteindre les résultats souhaités par l’Etat du Sénégal, il faudrait impliquer le secteur privé.

“La transformation agricole ne se décrète pas. Elle se bâtit collectivement sur le terrain, par l’engagement conjoint des producteurs, des coopératives, des petites et moyennes entreprises, des agro-industries, des banques, des assureurs, des start-up et aussi de la diaspora”, a indiqué M. Diagana.

MFD/BK

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