Lutte contre les changements climatiques : le Sénégal peaufine sa stratégie à Long Terme 2050
Le ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique (METE), en collaboration avec le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines (MEPM), avec l’appui technique d’ENDA-Énergie, a organisé hier, mardi 20 janvier 2026, un atelier national multi-acteurs sur la Stratégie à Long Terme 2050 du Sénégal (LTS 2050) concernant les changements climatiques. Cette rencontre s’inscrit, selon les acteurs, dans le cadre du processus national de co-construction de la Stratégie à Long Terme de développement sobre en carbone et résilient au changement climatique et qui vise à présenter les principales tendances et enseignements issus des travaux menés, et à échanger avec les acteurs publics, territoriaux, privés et de la société civile sur les perspectives d’opérationnalisation de la LTS 2050, en cohérence avec la Vision Sénégal 2050 et les engagements climatiques du pays.
Depuis quelques années, des changements climatiques sont notées dans le pays et un peu partout dans le monde. Selon des experts du climat, ils se manifestent souvent au Sénégal par des séries d’inondation avec une forte intensification des pluies extrême, de sécheresse, de vague de chaleur, entre autres. Une situation qui affecte les terroirs, les économies, la santé mais aussi les modes de vie. Face à ces tensions, le Sénégal a eu le choix de la responsabilité pour l’instauration d’un système de changement climatique au cours de cette crise de dégâts. Et c’est dans ce cadre que s’est tenu hier, mardi 20 janvier, l’atelier sur la Stratégie à Long Termes de développement sobre en carbone et résilient au changement climatique, organisé par le ministère de l’environnement et de la transition écologique avec ENDA-Energie.
Selon Madeleine Diouf Sarr, Directrice Climat au ministère de l’Environnement et de la Transition Ecologique du Sénégal, la stratégie est une ambition pour un Sénégal prospère, inclusif, régulier de l’environnement, de l’économie, de l’agriculture, de l’eau, de l’électricité, qui sont beaucoup plus élevés que celles des années précédentes. «Nous sommes conscients de l’importance de cette crise climatique et des conséquences. Il est par conséquent précieux d’opposer des mesures efficaces et appropriées qui permettent de réduire la vulnérabilité au cas de la puissance climatique et également de réduire les émissions, à travers une inclusivité, une préservation», a-t-elle déclaré. Et d’ajouter : «l’accord de Paris, dont nous célébrons le 20 juillet, représente une étape très chère. Elle incarne la volonté commune d’une nation à réduire, à résoudre, encore une fois, la complexion des conflits entre les pays».
Parlant de mesures pour réduire les tensions, les spécialistes de l’environnement ont émis des recommandations. Il s’agit de renforcer la planification de l’adaptation basée sur la science, en intégrant systématiquement les objectifs du CMIP6 dans la planification territoriale, réduire la vulnérabilité des inondations en améliorant les systèmes de drainage urbain et la gestion intégrée des eaux pluviales, de renforcer la gouvernance et le financement climatique en améliorant, entre autres, la coordination intersectorielle, de limiter les impacts de vagues de chaleur et des tempêtes en intégrant des normes climatiques dans les infrastructures telles que les bâtiments, routes, réseau énergétiques, de faire face aux sécheresses et à la variabilité hydrique en promouvant l’agriculture.
De son côté, Emmanuel Seck, Directeur exécutif d’ENDA-Energie, a appelé à une massification des actions afin d’arriver à des résultats probants à l’horizon 2050. Toutefois, il a estimé que ce n’est pas tout le monde qui comprend, réellement, les enjeux. Et pour mieux conscientiser, il faut une appropriation de toutes les parties prenantes à cette stratégie.
Denise ZAROUR MEDANG
SUDQUOTIDIEN

