Élections législatives en Inde: les inégalités au cœur des débats

En Inde, pour la deuxième phase des élections législatives qui commence ce vendredi 26 avril, des millions d’électeurs sont attendus dans les bureaux de vote de certaines régions du pays. Le scrutin, qui se déroule du 19 avril au 1er juin, compte sept étapes afin de faciliter la logistique dans le pays le plus peuplé du monde. Les thématiques identitaires du Premier ministre Narendra Modi sont certes centrales, mais les questions socio-économiques s’invitent aussi dans les débats.

Alors que le parti Bharatiya Janata (BJP) ancre sa campagne autour de la figure populaire de Narendra Modi, d’autres évoquent la question des inégalités, très importantes en Inde. C’est le cas du Parti du Congrès dont l’une des promesses phares est le recensement des castes.

Il s’agit de définir qui, parmi 1,4 milliard d’Indiens, appartient à quelle caste – les castes recoupant, souvent, la classe sociale. Avec un tel recensement, affirme le Congrès, des politiques publiques de quotas ou d’aides peuvent être calibrées pour les populations les plus défavorisées.

Voilà treize ans que l’exercice n’a cependant pas été conduit, note notre correspondant à Bangalore, Côme Bastin. Le parti nationaliste hindou de Narendra Modi ne voit pas d’un bon œil ce recensement, qu’il accuse de dresser les Indiens les uns contre les autres. Les électeurs des hautes castes sont aussi majoritairement opposés à l’idée des quotas, qui, estiment-ils, les défavorisent.

Plus généralement, c’est la redistribution sociale qui est débattue lors de ces élections. Narendra Modi accuse le parti du Congrès, avec des arguments parfois fallacieux, de vouloir « voler » l’argent de ceux qui travaillent dur pour le donner aux minorités, musulmans en tête. En somme, une logique libérale contre une logique plus socialiste.

Le Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi est presque assuré – face à une opposition à la peine – d’emporter ces élections. Le taux de participation lors de la première étape du scrutin s’établit à  66% et chute ainsi de près de quatre points par rapport à l’élection de 2019, indique l’Agence France-Presse (AFP). La presse indienne impute ce recul à des températures plus élevées que la moyenne.

SOURCE RFI

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