Royaume-Uni : deux statues liées à l’esclavagisme retirées à Londres

Le Royaume-Uni a été amené à s’interroger sur son passé colonial et ses symboles dans la foulée des manifestations déclenchées par la mort de l’Américain noir George Floyd, tué par un policier blanc aux Etats-Unis, qui ont ravivé l’an dernier le mouvement Black Lives Matter.

Le quartier de la Cité de Londres a annoncé le retrait de son siège historique, dans le centre de la capitale britannique, de deux statues d’hommes politiques qui s’étaient enrichis grâce à l’esclavage. « La traite des esclaves est une tache dans notre histoire, et mettre sur un piédestal ceux qui en ont profité n’est pas à la hauteur d’une ville moderne et multi-ethnique », a expliqué Caroline Addy, qui codirige le groupe de travail de la Cité contre le racisme.

Des œuvres d’art les remplaceront

Ce groupe avait recommandé le retrait de ces statues, entériné par un vote jeudi 21 janvier. La Cité de Londres envisage de les remplacer par d’autres œuvres d’art et de commander un nouveau mémorial lié à la traite des esclaves.

Les statues sont celles de William Beckford (1709-1770), un ancien lord-maire de Londres qui avait bâti sa fortune sur des plantations en Jamaïque et possédait des esclaves africains, et du marchand, député et philanthrope John Cass (1661-1718), un responsable de la Royal African Company, active notamment dans le commerce des esclaves.

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