Gaza: Blinken visite Israël, la Cisjordanie et des pays arabes pour tenter de calmer les tension

Dans l’espoir d’éviter une expansion régionale de la guerre que l’État hébreu mène à Gaza, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken embarque jeudi 4 janvier pour une nouvelle tournée au Moyen-Orient, avec des visites prévues en Israël, en Cisjordanie occupée, mais également dans cinq pays arabes de la région. Des centaines de personnes ont participé jeudi aux funérailles à Beyrouth du numéro deux du Hamas et de deux de ses compagnons tués mardi dans une frappe attribuée à Israël.

Ce qu’il faut retenir :

■ La mort du numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri, tué dans une frappe mardi 2 janvier, a fait encore monter les craintes de voir tout le Moyen-Orient s’embraser. Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah libanais, a déclaré mercredi que son organisation « ne restera pas silencieuse » après cette « agression flagrante d’Israël » à Beyrouth. L’État hébreu n’a toutefois pas revendiqué la frappe, mais un responsable américain de la défense avait indiqué mercredi qu’il s’agissait bien d’une « frappe israélienne ».

■ Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a entamé jeudi une nouvelle visite diplomatique au Moyen-Orient, la quatrième depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas. Outre Israël, le chef de la diplomatie américaine fera aussi étape en Cisjordanie, en Égypte, en Turquie, en Grèce, en Jordanie, au Qatar, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, dans le but notamment d’« empêcher le conflit de s’étendre », a déclaré à la presse le porte-parole du département d’État.

■ L’armée israélienne a poursuivi dans la nuit de mercredi à jeudi ses raids aériens dans la bande de Gaza, notamment à Khan Younès (sud) et Deir al-Balah (centre), où le ministère de la Santé du Hamas a fait état de morts.

■ Lundi 1er janvier, deux ministres israéliens ont appelé à « encourager l’émigration » des Palestiniens de la bande de Gaza, appelant à un retour de colons juifs sur place après la guerre en cours. Ces propos ont déclenché une polémique et une vague de condamnations, allant des États-Unis, la France et l’Union Européenne, jusqu’au chef des droits de l’homme de l’ONU, en passant par l’Arabie saoudite, le Qatar et le Koweït.

■ Selon un nouveau bilan annoncé jeudi 4 janvier par le ministère de la Santé du Hamas, 22 438 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre près de 60 000 blessés. L’armée israélienne a affirmé jeudi avoir tué plus de 2 000 combattants palestiniens depuis la fin de la trêve, début décembre. 175 soldats israéliens ont été tués depuis le début de l’offensive terrestre de l’armée israélienne dans la bande de Gaza le 27 octobre, selon les derniers chiffres de l’armée.

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