Cryptomonnaie – Dakar Bitcoin Days: Les acteurs ont célébré l’acte 2

La 2ème édition des «Dakar Bitcoin Days», qui s’est tenue les 1er et 2 décembre au Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose, a été l’occasion de faire un

Par Abdou Khadim Thiam (Quotidien Tv) – Les «Dakar Bitcoin Days» sont devenus un évènement incontournable pour les bitcoiners. Cette rencontre uniquement dédiée à la cryptomonnaie bitcoin est la première en Afrique de l’Ouest francophone. Au menu, des panels, un hackathon, des présentations étaient au centre des échanges. Cette nouvelle édition ouverte sur le thème «L’apport du bitcoin dans l’ouverture à l’international des Pme africaines» a réuni une centaine de personnes de tous âges.

Amath Sène est producteur et transformateur de produits agricoles. Ce septuagénaire, à la tête d’une unité de production semencière, a quitté Sandiara, dans le département de Mbour, pour assister à la rencontre. La coopérative de M. Sène produit des céréales destinées à la communauté, et l’excédent est vendu. Selon cet agriculteur, le bitcoin pourrait les aider à mieux fructifier leurs activités agricoles. Dans un monde qui croît à une vitesse exponentielle, connaître tout ce qui a trait au numérique permettra d’être au diapason des changements qui s’activent au quotidien. «Le bitcoin est un outil qui pourrait aider en milieu rural par la vente en ligne de nos produits, mais aussi par la création de richesse en achetant et en vendant des cryptomonnaies», soutient le sieur Sène. Il ajoute que bitcoin peut permettre de relever le «défi de l’emploi des jeunes» qui est un casse-tête pour le gouvernement. Ce transformateur de produits céréaliers a des attentes particulières concernant bitcoin. Selon lui, ce cryptoactif devrait permettre d’acheter et de vendre des produits avec moins de difficultés par rapport au système financier classique. «Avec le bitcoin, si on trouve un matériel qui se vend en Chine, au Japon, en France ou aux Etats-Unis et qui intéresse les petites et moyennes entreprises, on doit pouvoir l’acheter avec moins de charges et l’acquérir dans un court délai», plaide-t-il.

Les échangent durant ces deux journées ont été fructueux, selon les organisateurs. C’est pourquoi ils tirent un bilan satisfaisant. Bitcoin est victime d’un délit de faciès à cause des systèmes ponzis. Selon les organisateurs, les arnaqueurs ont terni l’image de bitcoin, c’est pourquoi il faut réagir urgemment dans la sensibilisation avant que ça ne soit peine perdue. Selon Sébastien Ramos, co-organisateur de cet évènement, les objectifs de la rencontre sont «l’éducation, la vulgarisation et la sensibilisation autour de bitcoin et de ses opportunités». En Afrique, le taux de bancarisation est trop faible. C’est pourquoi, selon M. Ramos, bitcoin devrait être la solution qui prendrait en compte l’inclusion financière.

Ces cinq dernières années, le bitcoin a gagné du terrain en Afrique de l’Ouest. Dans des pays comme le Nigeria et le Ghana où les taux d’inflation et de la volatilité de la monnaie sont très élevés, le bitcoin est très connu. Au Sénégal, on n’est pas au même stade que ces pays anglophones, mais face aux pays francophones, surtout ceux de la sous-région, on peut se glorifier, parce qu’on est devant. Ici, il y a plusieurs établissements qui acceptent le bitcoin. La sensibilisation bat son plein.

«Bitique», à quand la reprise ?

Dans leur travail de sensibilisation et d’éducation, ces organisateurs ont ouvert il y a un peu plus de trois mois, «Bitique». Cette boutique physique était née pour faciliter davantage l’achat et la vente du bitcoin à Dakar. Cependant, après un mois d’activité, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) porte plainte à la Division des investigations criminelles (Dic) pour «activité de change illégale». D’après eux, «la Banque centrale affirme que le bitcoin n’est pas une monnaie. Lorsque nous avons lancé notre activité, on est parti du principe que le bitcoin est un «commodity», c’est-à-dire un bien comme de l’or, du riz. C’est une marchandise. Dès lors qu’elle a statué que ce n’est pas une monnaie, je ne vois pas dans quelle mesure elle peut s’impliquer dans une règlementation de quelque chose qu’ils ont défini n’étant pas de leur ressort. Maintenant, si demain il y a un cadre de règlementation, parce que ce n’est pas encore le cas, nous allons souscrire et continuer notre activité. Mais pour le moment, ça reste ambigu.»

diagnostic sur l’écosystème du bitcoin au Sénégal. Durant deux jours, commerçants, transformateurs céréaliers, entrepreneurs, entre autres, ont découvert la panoplie de solutions qu’offre bitcoin.

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