Crise politique en France: Sébastien Lecornu annonce la mise en place de «couvre-feux localisés»
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé, ce 19 octobre, avoir demandé aux préfets de « déclencher un certain nombre de couvre-feux » lundi soir qui seront « partiels » et « localisés ». Cela afin de protéger notamment les commerces, après un week-end marqué par des manifestations partout en France qui a été émaillé par des violences et des pillages. Le gouvernement n’a toutefois pas répondu aux revendications des manifestants, alors que la coordination des « gilets jaunes » a appelé à une nouvelle journée de mobilisation samedi 24 octobre.
Animé par :Rédaction Internet
Ce qu’il faut retenir
► Le week-end du 17 et 18 octobre a été marqué par de fortes mobilisations contre la vie chère, le manque de moyens dans l’éducation et la dégradation des services publics, réunissant anciens « gilets jaunes », lycéens, étudiants, militants du climat et agriculteurs. La coordination des « gilets jaunes » à l’origine des manifestations a annoncé lundi matin une nouvelle journée de mobilisation ce samedi 24 octobre.
► Ce lundi 19 octobre, Emmanuel Macron a reconnu des « défaillances d’anticipation et de renseignements » dans la gestion des manifestations, demandant à la police d’adapter ses méthodes face aux « casseurs ». La veille au soir, le président a dénoncé les agissements de « factieux issus de groupuscules d’ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants », accusés d’une « violence débridée ». Il a promis « toute la transparence » sur la stratégie du maintien de l’ordre et prévenu que les préfets pourraient aller « jusqu’à interdire » certains rassemblements pour protéger les villes.
► S’exprimant à Matignon lors d’un point de presse avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé avoir demandé aux préfets de « déclencher un certain nombre de couvre-feux » lundi soir qui seront « partiels » et « localisés », afin de protéger notamment les commerces après un week-end de manifestations également marqué par des violences et des pillages.
► Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a remis sa démission au président qui l’a refusée, « compte tenu de la nécessité d’un commandement continu des forces de l’ordre », a annoncé l’Élysée lundi matin. « Il a chargé le ministre de l’Intérieur de prendre toutes les dispositions pour faire la transparence sur les défaillances d’anticipation et de renseignements qui ont conduit aux violences », a ajouté la présidence française.

