« Un crime de guerre flagrant »: l’Iran accuse les États-Unis d’avoir ciblé des infrastructures civiles
Les États-Unis sont accusés par l’Iran d’avoir ciblé des infrastructures civiles lors des frappes qu’ils ont menées dans la nuit de ce mercredi 8 à ce jeudi 9 juillet. Des ponts ferroviaires auraient été touchés, notamment un en direction de la ville de Mashhad, où sera inhumé Ali Khamenei ce jour.
avec AFP – Alors que les funérailles du Guide suprême Ali Khamenei touchent à leur fin ce jeudi, le conflit opposant l’Iran et les États-Unis refait surface. La dépouille du chef des chiites dans le monde, décédé le 28 février dernier au premier jour de la guerre conjointement amorcée par les États-Unis et Israël dans la région, est arrivée dans la ville de Mashhad, où aura lieu son inhumation dans la journée.
C’est escorté par un avion de chasse que l’appareil transportant le cercueil est arrivé à bon port. Le voyage a été perturbé par les frappes menées par les États-Unis dans la nuit de mercredi à jeudi. L’Iran a dénoncé « un crime de guerre flagrant » à propos de ces bombardements américains contre des ponts ferroviaires. Le ministère a aussi affirmé la « détermination » de l’Iran à « défendre son intégrité territoriale, sa souveraineté et sa sécurité nationale« .
Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères a dit « condamner dans les termes les plus forts » les attaques des Etats-Unis qui ont visé « les provinces côtières du sud en plusieurs endroits« , ainsi que « deux ponts dans les provinces orientales sur la voie ferrée vers la ville sainte de Mashhad« , où se déroulent donc les obsèques de l’ayatollah.
Ce dernier est mort à l’âge de 86 ans après de 37 ans de règne. Cela fait six jours que le pays lui réserve un hommage national, avant les dernières célébrations ce jour dans sa ville natale. Son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, n’a pour le moment assisté à aucun hommage donné en l’honneur de son père.
En riposte aux frappes américaines, l’armée iranienne a affirmé avoir visé, ce jeudi, des sites au Koweït, au Qatar et à Bahreïn avec des drones kamikazes, ont rapporté les médias d’État iraniens. Des explosions ont, en effet, été entendues à Manama, la capitale du Bahreïn, où des sirènes d’alerte aérienne ont été déclenchées pour la troisième fois, quelques heures après des attaques iraniennes survenues dans la nuit, a constaté un journaliste de l’AFP.
« Les sirènes d’alerte ont été déclenchées. Les citoyens et les résidents sont invités à rester calmes et à se rendre vers le lieu sûr le plus proche« , a indiqué le ministère bahreïni de l’Intérieur dans un message publié sur X.
Au moins une personne a été blessée dans les dernières frappes de l’Iran sur le Koweït, a annoncé le ministère de la Défense du pays du Golfe. Elle reçoit actuellement « les soins médicaux nécessaires et se trouve dans un état stable« , a déclaré sur X le porte-parole du ministère, précisant que quatre missiles et 10 drones avaient été « interceptés avec succès et neutralisés » à l’aube.
De son côté, le ministère iranien de la Santé a affirmé que 14 personnes avaient été tuées et 78 blessées ces deux derniers jours par les frappes américaines sur le pays. Un protocole d’accord avait été signé le 18 juin par les deux pays, assorti d’un cessez-le-feu qui est « terminé » selon Donald Trump.

