Pacte migratoire: les nouvelles règles européennes entrent en vigueur et durcissent l’asile

Onze ans après la crise migratoire majeure liée à l’arrivée massive de réfugiés syriens en Europe, le « pacte asile et migration », proposé à l’époque et négocié depuis huit ans, entre en application ce vendredi 12 juin. Après des années de tensions entre pays de l’UE, les Européens ont donné un sévère tour de vis sécuritaire pour l’entrée des migrants en contrepartie d’une solidarité entre États pour se répartir leur accueil. 

Avec notre bureau à Bruxelles – SOURCE RFI

Le Pacte européen sur la migration et l’asile, qui entre en application ce vendredi 12 juin, est un édifice législatif complexe, une réforme qui comprend neuf règlements et directives. Cela va du fichier des empreintes digitales aux procédures d’expulsion en passant par les règles d’accueil ou d’examen des demandes d’asile.

D’ici la fin de l’année, 21 000 demandeurs d’asile devront être répartis entre les 27 pays de l’Union européenne. À défaut, les États réfractaires devront verser à un fonds de solidarité 20 000 euros par personne refusée.

L’eurodéputé Alessandro Cirian, du parti de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, a participé à l’établissement de la liste des pays classés comme sûrs par l’UE et dont les ressortissants seront moins éligibles à l’asile. « La politique de l’ouverture n’a pas atteint l’objectif qu’elle s’était fixé, à savoir permettre à ceux qui quittaient leur pays d’accéder à une ascension sociale, à un horizon de vie et à des perspectives d’avenir prometteuses, affirme-t-il. Au contraire, elle les a souvent condamnés à la pauvreté culturelle, à la pauvreté économique et parfois même à sombrer dans la criminalité. »

L’eurodéputée socialiste allemande Birgit Sippel a participé à l’établissement des filtrages qui doivent avoir lieu dans les 48 heures après l’arrivée en Europe. « Qui sont réellement ceux qui demandent l’asile ? Qui sont ceux qui ont peut-être perdu leurs papiers ? Qui sont ceux qui sont prêts à venir simplement parce qu’ils recherchent un avenir meilleur et souhaitent travailler ? Il est très important de le déterminer dès les premières étapes de la procédure », détaille-t-il. 

Plusieurs pays sont cependant loin d’être entièrement prêts à appliquer ce durcissement des procédures.

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