Assemblée nationale : Ousmane Sonko désigné nouveau président
L’ancien Premier ministre Ousmane Sonko a été officiellement élu Président de l’Assemblée nationale du Sénégal ce mardi 26 mai 2026 au cours d’une séance plénière marquée par des formalités de réinstallation et la poursuite du processus de recomposition du bureau de l’institution.
« Je n’utiliserai pas cette Assemblée, ni aucun député avec moi, pour mener des vendettas personnelles »
Dès sa prise de parole, Ousmane Sonko a été fermé. Le nouveau président de l’hémicycle assure qu’il ne compte pas se servir de son statut pour régler des comptes. « Je n’utiliserai pas cette Assemblée, ni aucun député avec moi, pour mener des vendettas personnelles ».
Poursuivant son discours, M. Sonko souligne l’ampleur de la tâche qui l’attend, mais estime avoir les épaules pour réussir. « J’ai été député pendant cinq ans. J’ai également exercé les fonctions de maire avant d’être Premier ministre. Cette expérience, combinée à mon parcours technique et à ma connaissance des dossiers, constitue un atout pour la mission qui m’est confiée »
Le nouveau président de l’Assemblée nationale a également eu des mots pour son prédécesseur, El Malick Ndiaye. « Je salue les réalisations de mon prédécesseur. Il a modernisé l’institution tout en mettant du contenu au concept de diplomatie parlementaire. Je remercie l’ensemble des députés, de la majorité comme de l’opposition qui m’ont porté à la tête de cette institution ».
Priorités
Ousmane Sonko a, par ailleurs, souligné l’importance des actions qu’il a enclenchées à la Primature. Plusieurs dossiers prioritaires qui devraient trouver un prolongement dans ses nouvelles fonctions. « Hier encore, j’étais à la tête du gouvernement. J’ai travaillé dur pour la transparence de la dette, la renégociation des contrats et le refus de certaines restructurations. J’ai également initié un plan de redressement stratégique et social. J’ai exigé davantage de justice, la protection de la société, ainsi qu’une meilleure gestion des cas complexes. Parmi mes priorités figuraient aussi la maîtrise du coût de la vie et la lutte contre la corruption ».
Sonko – « On ne peut pas faire du PASTEF sans le PASTEF »
« Notre formation politique n’a pas été associée aux consultations qui ont conduit à cette nomination du premier ministre. Elle n’a pas non plus été associée aux consultations pour la formation du gouvernement. On ne peut pas faire du PASTEF sans le PASTEF. »

