Prix Marc-Vivien Foé : trois finalistes, une première historique en vue
Les noms des finalistes du prestigieux Prix Marc-Vivien Foé sont désormais connus. Pour l’édition 2025-2026, deux Sénégalais, Lamine Camara et Moussa Niakhaté, ainsi que le Malien Mamadou Sangaré, sont en lice pour succéder au Marocain Achraf Hakimi. Le verdict est attendu le 11 mai prochain sur les antennes de RFI et France 24.
Une chose est déjà certaine : le lauréat sera inédit. Depuis la création de cette distinction en 2009, aucun joueur sénégalais ni malien n’a encore été sacré. Une nouvelle page de l’histoire du football africain en Ligue 1 s’apprête donc à s’écrire.
Lamine Camara, la confirmation d’un talent majeur
À seulement 22 ans, Lamine Camara s’impose désormais comme une pièce maîtresse du milieu de terrain de l’AS Monaco. Formé à Génération Foot, à l’image de son modèle Sadio Mané, puis révélé au FC Metz , il incarne aujourd’hui la régularité et l’intelligence de jeu.
Capable de casser les lignes par ses passes, de dicter le tempo et d’assurer la transition entre défense et attaque, le milieu sénégalais s’est affirmé comme un élément essentiel du dispositif monégasque, notamment sous la direction de Sébastien Pocognoli. International confirmé et finaliste de la Coupe d’Afrique des nations, il semble avoir atteint un cap décisif cette saison.
Moussa Niakhaté, le patron de la défense lyonnaise
Du côté de l’olympique Lyonnais, Moussa Niakhaté s’est imposé comme un véritable leader. À 30 ans, le défenseur central sénégalais, vice-capitaine du club, a été l’un des piliers d’une arrière-garde parmi les plus solides du championnat.
Recrue record de l’histoire lyonnaise, il a su justifier les attentes en apportant rigueur, discipline et autorité. Doté d’un excellent sens de l’anticipation, performant dans le jeu aérien et précieux dans la relance, Niakhaté a largement contribué à la position de l’OL sur le podium de Ligue 01.
Dans une saison souvent dominée par les performances offensives, il rappelle que l’excellence défensive peut également être récompensée, à l’image du sacre d’Achraf Hakimi l’an passé.
Mamadou Sangaré, la révélation venue de Lens
À 23 ans, Mamadou Sangaré incarne la surprise de cette sélection. Le milieu malien du RC Lens s’est rapidement fait un nom grâce à ses prestations abouties.
Passé par Red Bull Salzbourg puis Austria Vienne, il a transformé l’entrejeu lensois par son impact physique, sa récupération agressive et sa capacité à se projeter vers l’avant.
Dans l’ambiance bouillante du stade Bollaert-Delelis, son nom est désormais scandé par les supporters. Comparé à Seydou Keita, il assume cet héritage tout en cherchant à tracer sa propre voie. Une fin de saison réussie, avec un podium en championnat et une Coupe de France en ligne de mire, pourrait renforcer sa candidature.
Une course ouverte
Trois profils, trois trajectoires, mais un seul objectif : inscrire son nom au palmarès du Prix Marc-Vivien Foé. Entre la constance de Camara, le leadership de Niakhaté et la fraîcheur de Sangaré, le choix s’annonce particulièrement serré.
Cheikh DIAGNE

