Pôle judiciaire financier : Mamina Daffé et Moustapha Diop bénéficient d’une liberté provisoire

La Chambre d’accusation financière a accédé, ce mercredi 6 mai, à la demande de mise en liberté provisoire de Moustapha Diop dans le cadre de l’affaire Tabaski Ngom. Si le maire de Louga bénéficie désormais d’un contrôle judiciaire assorti de strictes obligations, il demeure néanmoins en détention en raison d’une seconde procédure liée à la gestion des fonds Covid.

Un premier verrou judiciaire levé dans les dossiers visant l’édile de Louga. Saisie par le collectif de défense du maire, porté notamment par Me Baboucar Cissé, la Chambre d’accusation financière a rendu un arbitrage favorable à l’issue de son audience de ce mercredi : la juridiction a ordonné la mainlevée du mandat de dépôt qui pesait sur Moustapha Diop dans l’instruction relative à l’affaire dite «Tabaski Ngom».

Toutefois, cette liberté n’est pas synonyme d’un blanc-seing. Pour quitter le régime de la détention préventive dans ce dossier spécifique, Moustapha Diop doit se soumettre à trois obligations majeures définies par la chambre : il ne peut franchir les frontières nationales sans une autorisation expresse du juge d’instruction, son passeport doit être consigné au greffe du Cabinet d’instruction et il a l’obligation de se présenter au cabinet du juge chaque premier lundi ouvrable du mois. Tout manquement à l’une de ces prescriptions entraînera la révocation immédiate de son contrôle judiciaire et un retour automatique sous mandat de dépôt.

Le maintien en détention : l’ombre des «fonds Covid»

Malgré cette victoire procédurale encourageante pour ses avocats, Moustapha Diop ne regagnera pas son domicile de sitôt. Le maire de Louga est en effet rattrapé par une autre affaire tout aussi complexe : celle de la gestion des fonds de riposte contre le Covid-19.

Dans ce second volet judiciaire, Moustapha Diop reste sous le coup d’un mandat de dépôt distinct de la Commission d’instruction près la Haute cour de justice. Par conséquent, l’ordre de mise en liberté rendu ce mercredi ne suffit pas à briser ses chaînes, le gardant ainsi à la disposition de la Justice au sein de la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss.

LEQUOTIDIEN

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