Centrale de stockage d’énergie par batteries (Bess) de Diass : le Sénégal pose les fondations de son indépendance énergétique
Dans un contexte mondial marqué par la recomposition des équilibres énergétiques, Senelec franchit un cap structurant en posant la première pierre de la centrale de stockage d’énergie par batteries (BESS) de Diass. Cette infrastructure stratégique est appelée à redéfinir les fondations de notre système électrique, et s’avère être le premier d’une telle ampleur au Sénégal, et plus largement en Afrique de l’Ouest
Avec le soutien de partenaires internationaux de premier plan comme l’Allemagne à travers la KfW et la France via l’Agence Française de Développement, ce projet s’impose comme une réponse concrète à une équation devenue centrale pour les économies émergentes à savoir la conciliation entre la souveraineté énergétique, la transition écologique et la stabilité des réseaux. Avec une capacité de 56 MW / 56 MWh, couplée à la centrale solaire de Diass, le système BESS ne constitue pas seulement qu’un outil de stockage. Il introduit une transformation plus profonde : celle d’un réseau électrique désormais capable d’anticiper, d’absorber et de réguler ses propres fluctuations. Ce basculement technologique consolide l’engagement du Sénégal vers une nouvelle génération de systèmes énergétiques : intelligents, résilients et pilotés en temps réel.
Le projet de Diass s’inscrit par ailleurs dans le cadre du Partenariat pour une Transition Énergétique Juste (JETP), alliance stratégique entre le Sénégal et un groupe de partenaires internationaux composé de l’Allemagne, de la France, du Royaume-Uni, du Canada, de l’Union Européenne, de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement. Le partenariat en question a pour objectif de mobiliser 2,5 milliards d’euros pour accompagner le Sénégal vers un objectif ambitieux : atteindre 40 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030. Au-delà du financement, le JETP incarne une nouvelle dynamique : accès universel à l’électricité ; réduction du coût de l’énergie et développement du contenu local et de l’emploi. Dans ce cadre, l’Allemagne (KfW) et la France (AFD) apportent un financement structurant de 36 millions d’euros (KfW : 28 millions d´euros de don ; AFD : 8 millions d´euros de prêt) et expertise technique pour le projet de DIASS.
Réalisé par un consortium d’acteurs internationaux de référence composé des entreprises AKUO Energy et BUTEC , le projet entre dans sa phase opérationnelle avec une mise en service prévue en mars 2027. La cérémonie de pose de la première pierre, tenue à Diass en présence de hautes autorités nationales, de la Secrétaire d’État auprès de la Ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du Développement (BMZ), Dr. Bärbel Kofler, les ambassadeurs de la France et de l´Allemagne, les représentants de l’Agence Française de Développement et de la KfW ainsi que d’autres partenaires internationaux, marque bien plus qu’un lancement de chantier : elle consolide l’orientation du Sénégal vers une nouvelle génération de systèmes énergétiques.
N A CISSE

