Guerre au Moyen-Orient: Emmanuel Macron, à bord du «Charles-de-Gaulle», apporte la «solidarité de la France»

Le président français Emmanuel Macron, arrivé ce lundi 9 mars à Chypre pour discuter avec les dirigeants chypriote et grec du renforcement de la sécurité dans la région, se rend par la suite à bord du porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle au large de la Crète dans l’après-midi, indique l’Élysée. 

Par : RFI

Le déplacement présidentiel, écrit notre envoyée spéciale à Chypre, Valérie Gas, a bien deux objectifs : contribuer à assurer la sécurité en Méditerranée orientale et la liberté de navigation. Le chef de l’État, arrivé à 10h50 TU à Paphos, au sud-ouest de l’île, y a retrouvé le président chypriote Nikos Christodoulides et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, pour un entretien suivi de la visite d’un poste de commandement et de déclarations à la presse. À Paphos, Emmanuel Macron a affirmé que « lorsque Chypre est attaquée, c’est l’Europe qui est attaquée ».

Le président français a aussi dit préparer, avec ses partenaires, une future mission « purement défensive » pour rouvrir le détroit d’Ormuz et escorter les navires « après la sortie de la phase la plus chaude du conflit » au Moyen-Orient, afin de permettre la circulation du pétrole et du gaz.

« Solidarité » française

Emmanuel Macron veut ainsi envoyer un nouveau signal de la « solidarité de la France ». Il s’agit pour le président de la République d’afficher sa volonté de monter en puissance pour la sécurisation de la zone, en se coordonnant avec les Européens, car les enjeux sont grands pour la sécurité régionale, mais aussi en raison de l’impact de la guerre sur la circulation maritime et, par ricochet, sur les prix des carburants.

Par la suite, Emmanuel Macron va se rendre sur le porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle qui est actuellement au large de la Crète, en partant de Chypre. Le chef de l’État va y assister dans l’après-midi à un briefing complet sur la situation avec les militaires opérationnels, notamment sur la question de la projection des moyens navals dans la région. « L’arrivée du porte-avions en Méditerranée orientale vient renforcer les moyens militaires déjà présents dans la région pour prendre les dispositions pour la sécurité de la France, de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région », a encore précisé la présidence française, citée par l’AFP.

Un bâtiment porte-hélicoptères amphibie a également été déployé en Méditerranée orientale. Par ailleurs, une frégate française participe déjà à l’opération Aspides, mise en place en 2024 par l’Union européenne (UE) en mer Rouge, pour prévenir des attaques des Houthis pro-iraniens du Yémen contre des navires marchands, en organisant des convois encadrés par des bâtiments de guerre. La France va contribuer à la sécurité en mer Rouge avec deux frégates, désormais, a encore déclaré M. Macron ce 9 mars.

Freiner la flambée des prix du pétrole

Dans l’avion qui le menait à Chypre, Emmanuel Macron a expliqué qu’une réunion des leaders du G7 sur la question du prix de l’énergie était en préparation et que l’utilisation des réserves stratégiques était une option envisagée. Des initiatives pour tenter d’agir sur les marchés et endiguer la flambée des prix du brut. Alors que le transit des bateaux dans le détroit d’Ormuz est toujours interrompu. Une situation qui risque de durer tant que les bombardements se poursuivent. Mais la France veut se préparer pour permettre la reprise du trafic dès qu’ils auront cessé. 

La France accorde aussi une attention prioritaire au Liban, rattrapé par des frappes israéliennes massives contre le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah ; elle y a fait parvenir une première aide humanitaire, notamment des tentes.  

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