Téhéran met en garde l’ONU: toute infrastructure américaine dans la région deviendra une «cible légitime» en cas d’agression
Dans une lettre officielle adressée ce 19 février 2026 au Secrétaire général de l’ONU et au Président du Conseil de sécurité, la République islamique d’Iran a durci le ton face aux menaces américaines, prévenant qu’elle ne resterait pas sans réaction en cas d’offensive militaire.
Une riposte « décisive et proportionnée »
L’ambassadeur permanent de l’Iran, Amir Saeid Iravani, a été on ne peut plus explicite sur les conséquences d’une éventuelle escalade initiée par Washington. Le document stipule :
« En cas d’agression militaire, l’Iran répondra de manière décisive et proportionnée […] Dans de telles circonstances, toutes les bases, installations et actifs de la force hostile dans la région constitueront des cibles légitimes dans le contexte de la réponse défensive de l’Iran. »
Téhéran ajoute que les États-Unis porteront « l’entière et directe responsabilité de toute conséquence imprévisible et incontrôlée » découlant d’une telle confrontation.
Le point de rupture : Diego Garcia et Fairford
Cette missive fait suite à une déclaration du Président des États-Unis, datée du 18 février 2026, évoquant l’utilisation stratégique des bases de Diego Garcia et de Fairford pour « éradiquer une attaque potentielle » si aucun accord n’était trouvé avec l’Iran.
Pour la diplomatie iranienne, ces propos ne sont pas de la simple rhétorique mais le signal d’un « risque réel d’agression militaire » violant la Charte des Nations Unies.
Appel à l’intervention du Conseil de sécurité
Tout en réaffirmant son engagement envers une solution diplomatique pour son programme nucléaire, l’Iran appelle le Conseil de sécurité à :
Utiliser son autorité pour contraindre les États-Unis à cesser leurs menaces de recours à la force.
Empêcher que ces « actes d’agression » ne deviennent une norme politique internationale.
L’Iran conclut en invoquant l’Article 51 de la Charte de l’ONU, soulignant son droit inhérent à l’autodéfense face à ce qu’il qualifie de mesures coercitives « unilatérales, illégales et inhumaines ».



