« Le Sénégal jouit encore d’une bonne réputation auprès d’institutions comme la Banque mondiale »

Le Sénégal fait partie des pays qui jouissent encore d’une bonne réputation auprès d’institutions comme la Banque mondiale. C’est ce qu’a soutenu le vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du groupe de la Banque mondiale, Ousmane Diagana, dans un entretien accordé au Soleil et publié dans notre édition du 19 février 2026.

Interpellé sur le levier sur lequel le Sénégal peut s’appuyer pour exploiter pleinement ses potentialités financières, le vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du groupe de la Banque mondiale a analysé la question sur le plan interne selon deux axes.

D’abord, l’élargissement de l’assiette fiscale. Certes, l’économie est fortement informelle, mais pour Ousmane Diagana, il est clair qu’il existe des niches qui peuvent être mobilisées afin que tous ceux qui sont en mesure de contribuer à l’augmentation des ressources domestiques soient effectivement intégrés dans l’assiette fiscale.

« Ensuite, il y a la question de l’efficience dans l’utilisation des ressources mobilisées. Mieux les ressources existantes sont gérées, meilleures sont les performances en matière de gestion publique. C’est pourquoi j’évoquais tantôt un meilleur ciblage des programmes d’investissement public ainsi qu’une définition plus rigoureuse des politiques publiques », a-t-il dit.

Par ailleurs, même si, en valeur absolue, les ressources mises à disposition des pays sont affectées par le contexte international, il indique que des ressources concessionnelles existent au sein d’institutions comme la Banque mondiale. Elles sont attribuées sur la base des performances globales du pays et sur une période relativement longue.

« Heureusement, le Sénégal fait partie des pays qui jouissent encore d’une bonne réputation auprès d’institutions comme la Banque mondiale, ce qui lui permet d’accéder à ces ressources concessionnelles », s’est réjoui M. Diagana.

Toutefois, le chef de mission de la Banque mondiale souligne qu’il convient désormais de veiller à ce que ces ressources soient mobilisées en temps voulu et utilisées conformément aux objectifs des projets, selon les plans d’exécution établis pour chacun d’eux.

(Interview intégrale à lire dans notre édition du jour)

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