Investissements – Conventions de financements : 2, 1 milliards du Fonsis à huit Pme/Pmi

Le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis), à travers ses instruments innovants de financements, notamment We! Fund, dédié à l’autonomisation économique des femmes, et le Fonds islamique de relance destiné aux entreprises à fort potentiel, a accordé un financement de 2, 1 milliards de francs Cfa à huit Petites et moyennes entreprises et Petites et moyennes industries (Pme/Pmi) intervenant dans la santé, les Btp, l’agroalimentaire et le textile. Les conventions de financements ont été signées vendredi, en marge de la 1ère édition des Rendez-vous sur le capital-investissement.

Par Dialigué FAYE – En marge de la 1ère édition des Rendez-vous du capital-investissement, le Fonsis a procédé à la signature de conventions de financement avec huit Pme/Pmi, pour un montant global de 2, 1 milliards de francs Cfa. «C’est du financement à capital. Donc un financement à risque, c’est-à-dire que ces Pme/Pmi sont financées sans qu’elles ne donnent ni de garantie, ni un taux d’intérêt, encore moins un tableau d’amortissement. C’est pour accompagner leur croissance», explique Babacar Gning.

Le Directeur général du Fonsis souligne que «le capital-investissement privilégie surtout le financement de l’investissement des sociétés, pas le fonctionnement. Et aujourd’hui, nous sommes persuadés que ces quatre sociétés qui sont financées, qui sont toutes des sociétés extrêmement innovantes, dont certaines sont montées par des personnes de la diaspora qui sont rentrées au Sénégal, qui ont ressuscité des entreprises qui étaient en faillite, avec cet investissement qu’elles ont reçu, feront partie des championnes, dans les cinq prochaines années, de notre économie». Ces Pme/Pmi interviennent dans plusieurs domaines, notamment la santé, les Btp, l’agroalimentaire et le textile.

Aujourd’hui, au-delà du crédit bancaire, de l’autofinancement, il existe au Sénégal, une troisième voie pour accéder au financement quand on est un chef d’entreprise. «Pendant longtemps, c’était soit l’auto-épargne, soit le financement par dette bancaire. Aujourd’hui, il y a le financement en capital, qu’on appelle en anglais le private equity, qui existe au Sénégal, avec des fonds basés au Sénégal, gérés par des Sénégalais et dédiés exclusivement aux entreprises sénégalaises», assure Babacar Gning.

D’un montant de 4, 5 mil­liards de francs Cfa, Teranga Capital est le premier fonds de capital-investissement domicilié au Sénégal et dédié aux Petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises. We! Fund, doté d’un capital de 11 milliards de francs Cfa, est le deuxième fonds. Il est dédié à l’autonomisation économique des femmes. Pour les entreprises à fort potentiel, le Fonds islamique de relance, d’un capital de 20 milliards de francs Cfa, a été déployé. Avant, c’est Oyass Capital, 50 milliards de francs Cfa, qui accompagne les champions nationaux. Soit une enveloppe globale avoisinant les 86 milliards de francs Cfa mobilisée pour créer des passerelles concrètes entre le capital et l’entreprise, entre les ambitions et les moyens de les réaliser.
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