Déguerpissement au rond-point Sham : les vendeurs demandent compréhension et recasement

Les opérations de déguerpissement se sont poursuivies ce lundi au rond point Sham, un site déjà marqué par l’anarchie et l’occupation informelle. Tentes démontées, étals balayés, marchands ambulants chassés, les commerçants qui vivaient de ce lieu ont été contraints de partir. Selon plusieurs vendeurs, le sous préfet les avait prévenus en amont. « Franchement, il était venu nous dire de faire nos bagages, parce que des travaux étaient prévus ici pour préparer les JOJ, et on l’a cru », témoigne Moustapha, déguerpi, désormais installé de l’autre côté de la route, étalant chaussures et chaussettes pour survivre.

Contrairement aux rumeurs de pillage, les commerçants assurent qu’aucun bagage n’a été éparpillé. Dame, lui aussi vendeur touché par l’opération, jure la main sur le cœur « Chaque soir, nous rangions nos marchandises. Seules les tentes restaient sur place. » Pour ces vendeurs, le déguerpissement n’est pas un acte de défiance envers l’État. Ils reconnaissent la nécessité des chantiers liés aux Jeux Olympiques de la Jeunesse, mais dénoncent la méthode et l’absence d’accompagnement humain.

Unis dans la détresse mais lucides, ces commerçants réclament plus de pitié et de compréhension. Ils demandent à l’État de leur proposer des sites de recasement, de les organiser et de leur permettre de continuer à gagner dignement leur vie. « La situation est dure, mais nous remettons tout entre les mains de Dieu et nous appelons les autorités à la miséricorde », confie Dame.

SOURCE DAKARCTU

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