Rencontre ministre de la Fonction publique – leaders du Fsdt: LA FICHE D’AUDIENCE !
Alors que le mouvement de grève de 72 heures décrété par le Front syndical pour la défense du travail entre dans sa dernière ligne droite, une rencontre s’est tenue au ministère de la Fonction publique. Introduite par le Haut conseil du dialogue social, cette prise de contact n’a toutefois débouché sur aucun engagement ferme de la part du gouvernement, maintenant une vive tension sociale.
Le bras de fer entre le gouvernement et la coalition syndicale se poursuit dans une atmosphère de statu quo. Au deuxième jour de la grève générale de 72 heures entamée ce mercredi 21 octobre 2026, les secrétaires généraux du Front syndical pour la défense du travail (Fsdt) ont été reçus en audience par le ministre de la Fonction publique, du travail et de la réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté.
Signe du blocage persistant, cette démarche n’est pas venue directement du gouvernement. C’est à l’initiative du président du Haut-conseil du dialogue social (Hcds) que les leaders syndicaux ont franchi les portes du ministère ce jeudi 22 octobre dans l’après-midi.
Pour faire entendre les revendications des travailleurs, la délégation du Fsdt s’est présentée au grand complet. Conduite par Mody Guiro, Secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), la table des négociations réunissait également Mme Yvette Keïta, Secrétaire générale par intérim de l’Unsas, M. Elimane Diouf (Csa), Mme Bakhaw Diongue (Cnts/Fa-A) ainsi que M. Pape Birama Diallo. Ensemble, ils ont exposé au ministre et à ses collaborateurs, les griefs profonds et les urgences socio-économiques qui asphyxient le monde du travail.
Pas de nouveaux engagements de la part de l’Etat
Si le ministère a indiqué par voie de communiqué que cette rencontre traduisait «la volonté des pouvoirs publics de privilégier la concertation et d’apporter des réponses aux préoccupation des acteurs», sur le fond, la ligne gouvernementale reste inchangée. L’Exécutif n’a formulé aucune nouvelle promesse, ni pris le moindre engagement chiffré ou temporel face aux doléances syndicales.
Mamadou Lamine Dianté s’est contenté d’écouter ses interlocuteurs, réaffirmant la disposition de l’Etat au dialogue, avant d’annoncer qu’il rendrait compte de ces échanges à sa hiérarchie, notamment au Premier ministre et au président de la République.
Cette position d’attentisme laisse planer l’incertitude quant à l’issue de la crise. Porté par 13 grandes structures syndicales représentatives, le mot d’ordre de grève générale, qui paralyse plusieurs secteurs clés de l’économie nationale, se poursuit sans fléchir.
Alors que le mouvement touche à sa fin ce vendredi 23 octobre, les travailleurs attendent désormais des actes concrets de la part du sommet de l’Etat. Faute de réponses claires du Premier ministre ou du chef de l’Etat, ce premier round de négociations sans avancée réelle pourrait bien laisser présager un durcissement de la contestation sociale dans les jours à venir.

