Mondial 2026 – L’exode sur les bancs africains : Sept sélectionneurs sur 10 déjà partis
Un peu plus de quinze jours après la fin du Mondial 2026, le grand ménage a déjà eu lieu : parmi les dix sélectionneurs qui avaient conduit les représentants africains au Mondial, seuls trois sont toujours en fonction. Entre limogeages, départs négociés et démissions volontaires, les trajectoires ont rapidement divergé.
Trois techniciens n’ont pas survécu à leur élimination au Mondial, même si leurs départs se sont déroulés dans des contextes très différents.
Thiaw, Petkovic, Faé… Ces sélectionneurs poussés vers la sortie
Au Sénégal, Pape Thiaw se trouve dans une situation particulièrement floue. Son limogeage a déjà été annoncé par la Fsf au terme d’une campagne nord-américaine très décevante, mais le dossier s’enlise depuis plusieurs semaines en raison de discussions autour des modalités de son départ, l’Etat ne souhaitant pas assumer le coût du limogeage. Une issue tarde à être formalisée malgré la volonté de la Fédération sénégalaise, qui s’est déjà mise d’accord avec Patrick Vieira, de tourner la page.
En Algérie, Vladimir Petkovic a connu un scénario tout aussi particulier. Pourtant prolongé jusqu’en 2028 avant le Mondial, le Bosno-Suisse a progressivement vu sa position se fragiliser au gré des prestations décevantes des Fennecs. Plusieurs décisions prises par la Faf après la compétition ont été interprétées comme une manière de le pousser vers la sortie (modification du staff, obligation de passer trois semaines par mois en Algérie) jusqu’à l’officialisation de son départ lundi soir, après de longues tractations. Une fin contrastée pour celui qui avait relancé les Fennecs après plusieurs années d’instabilité.
Du côté de la Côte d’Ivoire, le cas Emerse Faé est différent. Héros du sacre continental de 2024 après avoir repris les Eléphants en pleine Can, l’ancien international n’a finalement pas vu son contrat être renouvelé malgré un parcours historique jusqu’en 16es de finale du Mondial. Le technicien a été remplacé par Hervé Renard.
Bubista, Renard… Des départs volontaires
Quatre sélectionneurs ont quitté leur poste de leur propre initiative, chacun pour des raisons différentes.
Le départ le plus marquant est sans doute celui de Bubista, qui a décidé de voguer vers de nouvelles aventures après avoir ému le monde entier durant le parcours historique du Cap-Vert jusqu’en 16es de finale du Mondial. Malgré le challenge incarné par les qualifications à la Can 2027, le technicien a finalement succombé aux sirènes marocaines de la Rs Berkane, qui l’a signé pour deux ans.
En Tunisie, Hervé Renard a également choisi de tourner la page après une brève pige -difficile- au Mondial. Le Français, qui avait remplacé Sabri Lamouchi après le premier match des Aigles de Carthage en Amérique du Nord, n’a pas attendu une décision de sa fédération.
Lui aussi venu en mission court terme, Carlos Queiroz a décidé de mettre un terme à son aventure avec le Ghana quelques jours seulement après avoir pris part à son 5e Mondial consécutif.
Enfin, Hugo Broos a quitté l’Afrique du Sud en laissant une image très positive après cinq ans en poste.
Ouahbi, Desabre et Hassan… Les exceptions qui confirment la règle
A l’inverse, seuls trois sélectionneurs sont encore en poste.
Au Maroc, Mohamed Ouahbi poursuit naturellement sa mission. Arrivé quelques mois avant le Mondial pour succéder à Walid Regragui, il conserve la confiance de la Fédération marocaine, qui mise sur la continuité après le parcours jusqu’en quarts de finale du Mondial.
En Egypte, Hossam Hassan est même sorti renforcé de la campagne mondiale. Après un parcours historique jusqu’en huitièmes de finale et un match fou contre l’Argentine, les dirigeants des Pharaons ont estimé que les progrès affichés par la sélection justifiaient de poursuivre l’aventure avec leur sélectionneur.
Enfin, Sébastien Desabre reste solidement installé sur le banc de la Rd Congo.
Avec Afrik-Foot

