« Démagogie et mauvaise foi » autour de la LFR : Le Président de l’AN, Ousmane Sonko rejette les accusations de blocage parlementaire

L’Assemblée nationale a rouvert ses travaux les travaux ce vendredi avec l’ouverture par son président, Ousmane Sonko, de la troisième session extraordinaire de l’année 2026. Une séance qui a été convoquée par arrêté du Bureau n°2015 du 15 septembre 2026 et tenue en présence de 107 députés. Le quorum est jugé atteint par le Bureau de l’institution.

Quatre textes ont été formellement déposés à l’ouverture de cette session : le projet de loi n°36/2026 autorisant le président de la République à ratifier le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits à la nationalité et à l’élimination de l’apatridie en Afrique, adopté le 18 février 2024 à Addis-Abeba ; la proposition de loi n°37/2026 modifiant la loi n°2019-03 du 1er février 2019 portant Code pétrolier ; la proposition de loi organique n°38/2026 modifiant la loi organique n°2020-07 du 26 février 2020 relative aux lois de finances ; et la proposition de loi n°39/2026 relative à la santé en milieu carcéral.

Avant d’entrer dans le détail de l’ordre du jour, le président de l’Assemblée nationale a tenu à réagir, au nom de l’institution, à la polémique récente sur l’absence de loi de finances rectificative pour 2026. Ousmane Sonko a affirmé que l’Assemblée n’avait « jamais reçu de notification de loi de finances rectificative pour l’année 2026 » et que le gouvernement n’avait « jamais saisi l’Assemblée nationale d’une demande complète accompagnée d’un projet de loi de finances rectificative ». Il a dénoncé toute tentative d’« instrumentaliser » ce dossier sur le plan politique pour laisser croire que le Parlement aurait délibérément bloqué l’examen d’un tel texte, qualifiant cette lecture de « démagogie » et de « mauvaise foi ». Il a par ailleurs appelé l’ensemble des acteurs politiques, « ouvertement ou de manière déguisée », à respecter l’institution parlementaire et à veiller à la fiabilité des informations qu’ils diffusent à son sujet.

Parallèlement, le président de l’Assemblée a précisé, conformément à l’article 2 de l’arrêté du Bureau ayant convoqué la session, que les députés examineront au cours de cette période le projet de loi n°21/2026 modifiant la loi n°2016-09 du 14 mars 2016 portant carte d’identité biométrique CEDEAO, les trois propositions de loi déposées en ouverture (Code pétrolier, lois de finances, santé carcérale), ainsi que le rapport de la mission d’information parlementaire relative à la commercialisation des produits de la marque Softcare.

La séance a été levée à l’issue de la lecture de l’ordre du jour, Ousmane Sonko invitant les membres de la Conférence des présidents à se réunir immédiatement au niveau 4 de la salle de conférence de la Présidence pour arrêter le calendrier de travail des textes inscrits à cette session extraordinaire.

SOURCE DAKARACTU

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