Somone : bonne diversité des ressources halieutiques

L’atelier de partage des résultats de la pêche expérimentale, organisé au niveau de l’Aire marine protégée (AMP) de Somone, a permis de mettre en évidence une bonne diversité des espèces de poissons. Une dynamique jugée satisfaisante par la Direction des Aires marines communautaires protégées, qui entend renforcer le suivi et l’implication des communautés côtières dans la gestion durable des ressources halieutiques.

La pêche expérimentale menée dans l’Aire marine protégée (AMP) de Saumone livre des résultats jugés « assez satisfaisants ». C’est ce qui ressort de l’atelier de partage organisé avec les différents acteurs, notamment les communautés locales, les pêcheurs, les femmes transformatrices, le Comité de gestion et les partenaires de l’AMP.

Selon Élisabeth Maye Diouf, de la Direction des Aires marines communautaires protégées, cette activité constitue un mécanisme de suivi régulier du réseau des Aires marines protégées. « Quand on parle de pêche expérimentale, c’est une activité régalienne de suivi que nous menons à l’échelle du réseau des Aires marines protégées », a-t-elle expliqué.

La responsable souligne que les résultats obtenus au niveau de Somone témoignent d’une « bonne diversité de poissons » dans l’espace protégé. Une situation qui, à ses yeux, confirme la pertinence des efforts de conservation engagés depuis plusieurs années. « C’était une réserve depuis 1999 et, en 2020, nous avons migré vers une Aire marine protégée. Nous avons noté que la diversité est toujours consistante, aussi bien quand nous étions dans le statut de réserve que depuis la migration vers l’aire marine protégée », a-t-elle relevé.

La rencontre a également été l’occasion pour les acteurs de la pêche de faire part de leurs préoccupations. La question de leur implication dans la gouvernance de l’AMP a notamment été soulevée. Pour Élisabeth Maye Diouf, cette préoccupation doit être prise au sérieux, même si elle estime qu’elle peut relever d’un malentendu.

« Quand on parle d’Aires marines protégées, c’est la gestion communautaire, c’est la gestion inclusive. C’est le credo au niveau des Aires marines protégées », a-t-elle insisté. Elle assure que les recommandations formulées par les pêcheurs seront prises en compte afin d’améliorer les mesures de gestion.

La Direction des Aires marines communautaires protégées entend ainsi corriger les insuffisances constatées et veiller à ce que toutes les catégories d’acteurs concernées par la gestion de l’AMP puissent être associées au processus décisionnel.

Pour les responsables, la participation des pêcheurs est d’autant plus importante que ces derniers sont directement concernés par la préservation et la régénération des ressources halieutiques. Leur implication doit permettre de concilier les impératifs de conservation avec les besoins économiques et sociaux des communautés côtières.

Samba Niébé BA 
SUDQUOTIDIEN

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