Didier Deschamps et les Bleus : Une décennie de gloire, quelques regrets et des promesses
C’est un record au goût amer pour Didier Deschamps qui, à la fin de la compétition, aura dirigé 27 matchs de Coupe du monde à la tête des Bleus. Mais le dernier, le match pour la 3e place samedi à 23h, n’est sûrement pas celui qu’il espérait pour finir son histoire avec l’Equipe de France, la plus glorieuse que les Bleus ont connue. L’élimination en demi-finales, cruelle mais logique, ne doit toutefois pas effacer l’héritage laissé par «DD» dans cette Equipe de France, ni la façon dont il a su la faire évoluer, selon le Figaro.
Son successeur Zinédine Zidane -sauf retournement de situation- pourra partir sur des bases solides. Il sera difficile de faire mieux que le bilan de Deschamps après 14 ans, mais c’est dur d’imaginer qu’il fasse moins bien avec l’équipe à sa disposition.
Le jeu flamboyant déployé par la France tout au long du Mondial 2026, avec comme porte-étendard l’attaque de feu emmenée par Kylian Mbappé, a de quoi faire encore rêver les supporters. Cette équipe a réussi l’exploit d’atteindre de nouveau le dernier carré après 2018 et 2022, une performance rare.
Une déception qui s’ajoute peut-être à la liste de ses regrets, comme celui de ne pas avoir d’Euro à mettre à son actif (finale en 2016, élimination en huitièmes en 2020, et demi-finale en 2024 perdue contre… l’Espagne).
Le patron des Bleus, aux méthodes à l’ancienne et au staff resserré, est pourtant toujours en avance sur son temps. Il est également inflexible sur la sacro-sainte vie de groupe, à laquelle il apporte une attention particulière.
Pour sa dernière campagne à la tête de l’Equipe de France, Didier Deschamps, longtemps vu comme un technicien pragmatique plus qu’un esthète du jeu, a remisé ses vieux principes au placard pour profiter de cette escouade d’attaquants hors normes et de l’émergence de nouveaux talents.
Si l’Espagne s’est révélée trop forte, ces Tricolores, jeunes pour la plupart, ont pris date pour l’avenir, et leur prochain patron sait qu’il aura sous la main des individualités que le monde entier envie à la France.
Il reste désormais une rencontre pour le gain de la troisième place à bien négocier, samedi à Miami. Deschamps et ses joueurs n’ont pas passé plus d’un mois aux Etats-Unis pour une médaille de bronze, mais elle permettrait de clore cette fabuleuse histoire sur une belle note et de se projeter sur la suite avec optimisme.
LEQUOTIDIEN

