Macky SALL vilipende PASTEF à New York : « Ce n’est pas par la rue qu’on acquiert le pouvoir »

En marge d’une rencontre avec des ONG dans la métropole américaine, l’ancien président sénégalais Macky SALL s’est livré à un plaidoyer vigoureux pour défendre son bilan sécuritaire et démocratique.

Face aux accusations sur les pertes de vies humaines lors des événements tragiques de 2021-2024, il a pointé du doigt une « volonté de prise de pouvoir par la violence » et a défendu la loi d’amnistie comme l’unique voie ayant permis la stabilité actuelle.

Une défense de l’ordre républicain

Pour sa première grande sortie médiatique depuis son départ de la présidence, Macky Sall n’a pas dévié de sa ligne. Interrogé sur la répression des manifestations, il a rappelé son serment de défenseur des institutions.

« On a attaqué des maisons de citoyens, ciblé des organes de presse, menacé des juges et brûlé l’université. La survie de la République était engagée », a-t-il martelé, réfutant catégoriquement avoir donné l’ordre de tuer des jeunes.

Pour l’ancien chef d’État, les événements qu’a connus le Sénégal n’étaient pas de simples marches pacifiques, mais des « actions terroristes » visant à déstabiliser l’État.

 « Qu’on abroge la loi ! »

L’un des points saillants de son intervention concerne la loi d’amnistie, votée juste avant la dernière présidentielle. Alors que des voix s’élèvent au sein de l’actuelle majorité pour demander des comptes sur les violences passées, Macky Sall a lancé un défi direct aux nouveaux tenants du pouvoir.

« Si les gens veulent revenir sur les événements, il y a des moyens : il faut abroger la loi d’amnistie. En ce moment, les dossiers ressortent et l’on saura enfin qui est qui, et qui a fait quoi. »

Il a précisé avoir agi par « volonté d’apaisement », allant parfois contre l’avis de son propre camp, pour éviter de laisser derrière lui un « pays en feu ».

« Ils ont gagné démocratiquement »

Macky SALL a également tenu à souligner la solidité du modèle démocratique sénégalais. Il a rappelé qu’en dépit des tensions, le processus électoral a été respecté et a permis à ses opposants d’hier de parvenir au pouvoir par les urnes.

« Ils ont participé aux élections et ils ont gagné démocratiquement. C’est la voix royale. Ce n’est pas par la rue qu’on va acquérir le pouvoir », a-t-il déclaré, marquant ainsi une distinction nette entre la légitimité électorale actuelle de PASTEF et les méthodes de contestation utilisées par le passé.

Un appel à tourner la page

Malgré ce qu’il qualifie de « campagnes de calomnie » à son égard, l’ancien président a conclu son propos par un appel au dépassement. Pour lui, le Sénégal a prouvé sa maturité en se relevant d’une période douloureuse où beaucoup d’autres nations auraient sombré.

« Nous avons tous intérêt à tourner la page et à regarder l’avenir », a-t-il conclu, se disant « préparé » à subir les agressions verbales inhérentes au jeu politique.

Liboire SAGNA

WALFADJRI

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