Construction d’un écosystème Arnm « durable et résilient » : L’Oms relève les efforts du Sénégal

Le Sénégal franchit une étape décisive dans sa quête de souveraineté vaccinale. A Diamniadio, le représentant de l’Oms, Dr N’da Konan Michel Yao, a salué les avancées du pays dans la mise en place d4un écosystème technologique Arnm «durable et résilient». Entre préparation des laboratoires et montée en compétences, Dakar s’affirme désormais comme un futur pôle de production biotechnologique au service de l’Afrique.

Le Représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), docteur N’da Konan Michel Yao, a souligné, mardi, les efforts du Sénégal portant sur la construction d’un écosystème Arnm «durable et résilient». «Les efforts réalisés au Sénégal, notamment en matière de préparation des laboratoires, de développement des compétences et d’engagement régional, sont essentiels pour construire un écosystème Arnm durable, résilient et au service des priorités de santé publique», a-t-il notamment déclaré.

La technologie Arnm (Arn messager) est une approche biomédicale révolutionnaire qui utilise des molécules synthétiques pour instruire les cellules de l’organisme à produire des protéines spécifiques. Contrairement aux vaccins traditionnels, elle ne contient pas de virus, mais un «plan» pour fabriquer une protéine virale inoffensive, déclenchant ainsi une réponse immunitaire ciblée.

Le Représentant-résident de l’Oms au Sénégal intervenait dans le cadre d’une mission organisée pour le compte du Programme de transfert de technologie Arn, au siège de la représentation de l’Oms à Diamniadio, en présence de plusieurs experts et partenaires stratégiques. Il a précisé que cette réunion représente «une opportunité précieuse» pour faire le point sur les avancées réalisées, mieux comprendre les priorités et les défis actuels, et identifier de prochaines étapes. «Surtout, elle nous offre l’occasion de renforcer encore davantage la collaboration entre les autorités nationales, les partenaires techniques et l’ensemble du réseau régional et mondial», a ajouté docteur N’da Konan Michel Yao.

Selon lui, cette rencontre sera également l’occasion d’engager «un dialogue exploratoire» avec l’Institut Pasteur de Dakar, afin d’identifier d’éventuelles synergies au service des priorités régionales de santé publique. «L’Oms demeure pleinement engagée à soutenir le Sénégal et tous les partenaires dans la réalisation de cette vision commune», a assuré son Représentant-résident.

«Le Sénégal ne peut plus seulement être un consommateur de solutions médicales, mais un producteur de solutions pour l’Afrique. La technologie à Arn messager est une rupture technologique majeure. Grâce à l’appui de l’Oms, notre pays accède à une plateforme polyvalente. Aujourd’hui, nous parlons de vaccins», a indiqué Mor Dieng, Conseiller technique du ministre de la Santé et de l’hygiène publique, en charge du volet pharmacie. «Demain, cette même technologie permettra de lutter contre le paludisme, la tuberculose, et même certaines formes de cancer. C’est le passage du Sénégal à l’ère de la biotechnologie de précision. Nous avons la chance de compter sur l’Institut Pasteur de Dakar dont l’excellence est centenaire», a-t-il ajouté. Il a en outre assuré que la souveraineté pharmaceutique «est un pilier très important dans la Vision Sénégal 2050 […]».

Un document de presse renseigne que le Programme de transfert de technologie à Arnm Oms/Mpp, lancé en 2021, a été créé en réponse à l’accès inégal aux vaccins Covid-19 et aux faiblesses structurelles que la pandémie a révélées dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

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