Biologie médicale : Guy Marius charge Pasteur et interpelle le gouvernement

Le député de PASTEF a une fois de plus adressé une question écrite au gouvernement dénonçant les privilèges fiscaux et le positionnement jugé problématique de l’Institut Pasteur de Dakar (IPD) dans le secteur de la biologie médicale. Selon le parlementaire, l’institut bénéficierait d’exonérations douanières sur ses équipements ainsi que de dons divers, des avantages que ne partagent pas les laboratoires privés nationaux, créant ainsi une distorsion de concurrence préjudiciable à ces derniers.

« L’IPD bénéficie de largesses fiscales et de dotations. En effet, l’IPD est exonéré de taxes, l’ IPD achète ses équipements en hors taxes, m’est-il revenu. Les laboratoires classiques ( Bio 24, Solabsen) et tous les autres laboratoires privés n’ont pas ces privilèges et ils compétissent avec l’IPD pour des appels d’offres au cours desquels l’IPD casse les prix », écrit-il dans une interpellation partagée sur sa page facebook.

Dans son interpellation, GUY Marius SAGNA s’interroge également sur la vocation réelle de l’IPD, tiraillée entre ses missions de recherche et de production vaccinale, et ses activités lucratives de biologie médicale qui se développent rapidement. Il estime que l’expansion du réseau de centres de prélèvement de l’Institut Pasteur pourrait entraver le développement des laboratoires locaux et violer le cadre réglementaire, notamment en matière d’implantation de structures hors des zones autorisées.

«Monsieur le ministre, en se basant sur la loi d’exercice de la biologie au Sénégal « nul ( personne physique ou morale) ne peut ouvrir ou exploiter une structure en dehors de la région où elle a obtenu l’autorisation d’exercer », l’antenne de Touba de l’IPD ne viole-t-elle pas la loi ? Cela ne crée-t-il pas un précédent dangereux : toute structure peut dès lors ouvrir dans une autre région ? L’IPD dispose d’un centre de prélèvement à Dakar, alors que l’arrêté sur les Centres de prélèvement est clair : les Centres de Prélèvement sont autorisés dans une ville ne disposant pas de laboratoires. L’IPD ne viole-t-elle pas ici aussi la loi ? », termine-t-il.

Khadydja NDIAYE

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