Derniers jours de Carême : l’abbé Louis Gomis explique le sens profond du Triduum pascal
A l’approche de la fin du Carême, l’abbé Louis Gomis, chancelier et archiviste du diocèse de Saint-Louis, est revenu sur la signification du Triduum pascal pour l’Eglise catholique. Il invite les fidèles à la conversion, à la paix et à la réconciliation.
A trois jours de la fin du Carême, l’Église catholique est entrée dans une période centrale de sa vie liturgique. L’abbé Louis Gomis, chancelier et archiviste du diocèse, éclaire les fidèles sur le sens profond de ce moment spirituel qu’est le Triduum pascal (du jeudi au samedi). Selon lui, la dernière semaine du carême est d’une importance particulière, introduisant progressivement les croyants dans le mystère de la Passion du Christ. «La Semaine sainte nous fait entrer dans le mystère du sacrifice du Seigneur, qui manifeste la faiblesse du genre humain et son besoin de la miséricorde de Dieu», a-t-il expliqué.
Le Triduum pascal constitue le coeur de cette célébration. Il débute avec la commémoration de la Cène, dernier repas du Christ avec ses disciples, se poursuit avec la Passion et la crucifixion le Vendredi saint, et s’achève dans la joie de la Résurrection. «Le vendredi saint est le jour où le Christ, élevé sur la croix, donne sa vie pour que nous puissions recevoir le pardon de nos péchés», a rappelé l’abbé Gomis. Au-delà des événements évangéliques, il souligne la dimension symbolique et historique de la Pâque, héritée de la tradition biblique.
Ce mémorial rappelle la libération du peuple hébreu de l’esclavage en Égypte, un passage vers la liberté guidé par Dieu. «En Jésus s’accomplit le véritable passage de la mort à la vie, de l’esclavage à la liberté», a insisté le prêtre, établissant ainsi le lien entre l’Ancien et le Nouveau Testament.
Pour l’homme d’Église, cette période est aussi un appel à une transformation intérieure profonde, fruit du cheminement spirituel entrepris durant les quarante jours du Carême. Il invite notamment à la maîtrise de soi, en particulier dans les paroles et les comportements. «Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche, mais dites des paroles bonnes, constructives et bienveillantes», exhorte-t-il, reprenant l’enseignement de l’apôtre Paul.
Dans un contexte international marqué par des tensions et des conflits, le chancelier du diocèse de Saint-Louis adresse également un message fort en faveur de la paix et de la cohésion sociale. «Il n’y a pas de raison de se faire la guerre ni de s’entretuer. La paix est un don de Dieu qui demande un engagement et un sacrifice», a-t-il affirmé. Il appelle les fidèles à vivre pleinement la joie pascale comme un renouveau de l’être, de l’esprit et de l’agir.
Jeanne SAGNA (Correspondante)
LESOLEIL

