“Personne ne s’y attendait”: Trump “surpris” par les représailles iraniennes dans les pays du Golfe

Le président américain Donald Trump s’est dit surpris par la poursuite des représailles iraniennes dans les États du Golfe. “Personne ne s’y attendait. Nous étions sous le choc”, a-t-il affirmé. Cette déclaration est pour le moins étonnante, car les services de renseignement l’avaient explicitement mis en garde contre de telles ripostes.

HR, E.L – Source: Reuters

L’Iran a lancé mardi de nouvelles attaques contre les Émirats arabes unis. Pour la deuxième journée consécutive, une installation pétrolière dans le port d’exportation crucial de Fujaïrah a été frappée par un drone. À Abou Dabi, les autorités ont annoncé la mort d’un ressortissant pakistanais, tué par les débris d’un missile balistique intercepté.

L’ambassade des États-Unis à Bagdad a aussi été visée mardi matin par des tirs de missiles et de drones. Selon des sources de sécurité irakiennes, il s’agit de l’attaque la plus violente enregistrée depuis le début du conflit.

Téhéran avait pourtant prévenu qu’il ciblerait les infrastructures pétrolières et gazières de tout pays servant de base arrière aux frappes américaines. Malgré ces menaces explicites, le président Trump continue d’afficher sa surprise face à l’ampleur des attaques qui touchent les pays voisins tels que le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït.

Trump averti

“Ils n’auraient pas dû s’en prendre à tous ces autres pays du Moyen-Orient”, a déclaré Donald Trump lors d’un événement à la Maison-Blanche. “Personne ne s’y attendait. Nous étions sous le choc.” Pourtant, selon un responsable américain et deux sources familières des rapports de renseignement, le président avait été averti bien avant le début du conflit.

Ce responsable a confié à l’agence Reuters que Trump avait été informé de plusieurs risques majeurs. On l’a notamment informé qu’une attaque américaine contre l’Iran pourrait déclencher un embrasement régional, incluant des représailles iraniennes contre les capitales du Golfe. Ce scénario était redouté à Washington, surtout si Téhéran estimait que ces pays fermaient les yeux ou soutenaient activement les frappes américaines.

Détroit d’Ormuz

Sur le plan économique, la situation reste critique. Le détroit d’Ormuz, zone stratégique majeure, demeure en grande partie fermé, ce qui a provoqué une hausse des prix du pétrole de plus de 2% mardi. Plusieurs alliés occidentaux, dont l’Allemagne et l’Italie, refusent pour l’instant d’envoyer des navires de guerre pour escorter les pétroliers. Ils justifient leur position par l’absence de mandat clair de l’ONU, de l’Union européenne ou de l’OTAN.

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