Thiès: Saer Ndao prône l’entrepreneuriat agricole pour lutter contre le chômage des jeunes

Thiès, (APS) – Le gouverneur de la région de Thiès, Saer Ndao, a fait, mercredi, dans un entretien avec l’APS, un plaidoyer pour l’entrepreneuriat agricole comme voie de salut pour lutter contre le chômage des jeunes.

‘’Si vous voulez faire une activité salariale, dans le domaine de l’agriculture, c’est l’entrepreneuriat rural agricole qui règle le problème. Donc il faut que les jeunes s’organisent parce que le système individuel ne prospère plus’’, a recommandé Saër Ndao.

L’entretien a été réalisé dans le cadre de la préparation de la 66-ème célébration de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, délocalisée à Thiès.

Le gouverneur a souligné ce ”paradoxe” que constitue le niveau de chômage à Thiès, malgré le nombre d’entreprises minières présentes et le potentiel agricole dont regorge la région. Il considère que pour réussir dans l’agriculture, il faut y entrer par la porte de l’entrepreneuriat, mais aussi de façon collective.

Cette démarche peut faciliter l’accès au financement, grâce à une caution solidaire. Il a évoqué, à ce propos, la politique de l’État qui est en train d’organiser les producteurs en coopératives, qui peuvent leur garantir un accès aux intrants et au matériel agricole.

Pour le reste, c’est le suivi et la formation continue qui va permettre aux jeunes entrepreneurs de réussir’’, a-t-il-relevé, insistant que ‘’le focus pour Thiès doit être l’entrepreneuriat agricole’’. Selon l’autorité administrative, l’État doit ”rassurer tout ceux qui veulent entrer dans l’agriculture’’.

‘’L’agriculture, c’est une chaîne depuis le départ jusqu’à la fin. Si dans cette chaîne, on ne parvient pas à rassurer les jeunes entrepreneurs, il y a problème’’, a dit Saer Ndao,.

Le rôle de l’État dans le développement de l’entrepreneuriat agricole des jeunes, est de garantir la réussite des jeunes qui veulent s’y engager en leur assurant une formation, de mettre à leur disposition des machines, mais aussi de faciliter la commercialisation de leur production.

Soulignant que c’est à ce niveau que le problème se pose, M. Ndao renseigne que l’État est en train d’érudier des solutions avec l’Agence de régulation des marchés (ARM), pour régler ce problème.

SI l’on ne parvient pas à régler la.question des débouchés, ”c’est la finalité-même qui est menacée et c’est là où les gens ont peur”, a-t-il relevé, estimant que le jeune qui veut entreprendre dans le secteur de l’agriculture et qui voit que les producteurs ont des invendus entre leurs mains, a ”peur’’.

BT/ADI/ADC

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