SECTEUR DES PME/PMI – L’Adpme lance son plan de transformation

Dans une dynamique d’incarner un changement de paradigme dans le secteur des PME/PMI, l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adpme) a élaboré une convention d’entreprise arrimée à un plan de transformation. La cérémonie de présentation de ce nouveau programme destiné à l’accompagnement et à la valorisation des PME/PMI s’est tenue hier, en présence des acteurs clés de l’écosystème entrepreneurial.

L’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adpme) a procédé hier au lancement officiel de sa convention 2026 dédiée à l’exécution de son plan de transformation. Cette convention vise à permettre à l’Adpme de mettre le focus sur des orientations structurantes pour la réussite de son plan de transformation ainsi que la définition des chantiers prioritaires à fort impact. En plus de développer de nouvelles approches visant à renforcer l’efficacité de l’action publique en faveur des PME/PMI, cette convention entend contribuer à la valorisation des entreprises et à la construction d’une économie résiliente, inclusive, durable et créatrice de valeur.

Pour Serigne Gueye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce, cette vision repose sur une conviction forte : l’avenir du Sénégal se construira par le travail, l’innovation, l’industrialisation et la valorisation de nos ressources nationales. À l’en croire, pour atteindre cet objectif, il est nécessaire d’opérer une transformation structurelle de notre économie. Cela signifie, a-t-il ajouté, produire davantage, transformer localement nos ressources, renforcer notre base industrielle et soutenir l’émergence d’un secteur privé fort et compétitif. « Les PME constituent la force vive de notre économie. Elles sont les moteurs de la création d’emplois, les incubateurs d’innovation, les vecteurs de dynamisme économique dans nos territoires et les piliers d’une croissance inclusive. Mais pour que les PME puissent jouer pleinement ce rôle stratégique, nous devons leur offrir les conditions nécessaires à leur développement », a-t-il dit, précisant que pour ce faire, cela suppose un environnement des affaires plus favorable, un meilleur accès aux financements, un accompagnement technique renforcé, une intégration plus forte dans les chaînes de valeur et une capacité accrue à conquérir de nouveaux marchés.

Avec son nouveau plan de transformation, l’Adpme entend contribuer à la territorialisation de l’économie nationale, à l’industrialisation par la transformation des produits locaux, à l’exportation et à la conquête des marchés local, régional et international. Dans cette dynamique, l’Agence vise, d’ici à 2030, à formaliser 100 000 PME/PMI, à accélérer la digitalisation de 10 000 PME/PMI, à accompagner 400 start-up et 320 entreprises dans les filières et dans les pôles territoriaux.

Selon Alpha Thiam, directeur général de l’Adpme, la Vision Sénégal 2050 réussira si nous parvenons à générer le maximum d’entreprises. « Mais elle réussira surtout si nous générons le maximum d’entreprises viables, formelles, financées, bien gérées, technologiquement à niveau, capables d’honorer des marchés, de créer de la valeur, de payer des impôts, de créer des emplois durables et de devenir, demain, des locomotives de nos filières prioritaires », a-t-il renseigné. À cet effet, il a appelé les différents acteurs à agir pour une transformation structurelle de notre économie. À ce titre, il a milité pour un accès facile aux financements pour les PME, car, a-t-il dit, « Chaque PME financée, c’est de l’emploi créé, de la valeur ajoutée locale, des importations remplacées, des exportations potentielles et des territoires dynamisés ».

Pour sa part, Mabouba Diagne, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, a indiqué que les PME sont celles qui créent le plus d’emplois, innovent le plus rapidement et s’adaptent le mieux aux réalités des territoires. Réaffirmant sa volonté d’accompagner l’Adpme dans cette démarche, le ministre a souligné que notre pays a besoin d’entreprises capables de changer d’échelle, d’investir, d’innover et de conquérir les marchés régionaux et internationaux.

Bada MBATHIE
LESOLEIL

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