Kolda : Les conducteurs de « Cheikhou Chérif » demandent la décentralisation du contrôle technique

LCe mardi matin à la gare routière de Kolda, l’atmosphère était sérieuse. Parmi les chauffeurs de minibus urbains et interurbains, souvent désignés sous le nom de « Cheikhou Chérif », et les aspirants conducteurs qui interpellent les passagers, un sujet revenait sans cesse dans les conversations : l’exigence que ces minibus subissent leur contrôle technique à Dakar.

Les chauffeurs rencontrés ne contestent pas le concept du contrôle technique. L’importance de ce dispositif pour la sécurité sur les routes est reconnue par tous, surtout après une série d’accidents impliquant ces véhicules à travers le pays. Ils critiquent toutefois la centralisation du processus à la capitale.

« C’est pénible pour nous qui travaillons dans les régions du sud. Aller jusqu’à Dakar pour faire le contrôle technique, cela veut dire immobiliser le véhicule pendant plusieurs jours », affirme un chauffeur. D’après sa perspective, le coût du carburant, de l’hébergement et des dépenses annexes constitue un fardeau additionnel difficile à assumer, rapporte Seneweb.

Un autre chauffeur dans la cinquantaine souligne l’impact économique de cette restriction. « Le déplacement va nous coûter cher. Sans compter le manque à gagner. Pendant que le véhicule est à Dakar, on ne travaille pas. Et l’attente risque d’être longue si tous les chauffeurs des régions doivent s’y rendre », dit-il.

Devant ces défis, les conducteurs demandent aux responsables de décentraliser l’inspection technique en établissant un centre dans la partie sud du pays. Ils déclarent : « Nous demandons qu’un point soit installé en Casamance pour alléger nos charges et faciliter les démarches ».

Rémi SOUSSO

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