Jour de Magal à Porokhane, l’effervescence à son paroxysme

Porokhane, (APS) – L’effervescence est à son paroxysme à Porokhane, cité religieuse du département de Nioro du Rip (centre) qui abrite, ce jeudi, l’édition 2026 du Magal dédié à Sokhna Mame Diarra Bousso, mère du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké (1853-1927).

Le Magal de Porokhane, l’une des manifestations religieuses les plus importantes de la confrérie mouride, rend hommage à celle que l’on peut appeler la “mère du mouridisme”, Sokhna Mame Diarra Bousso (1833-1866).

Ce rendez-vous religieux annuel a été commémoré pour la première fois en 1951 par Cheikh Mouhamadoul Bachir Mbacké (1895-1966), quatrième fils de Serigne Touba, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur de la confrérie mouride, l’une des plus importantes du Sénégal.

Des milliers de pèlerins, venus de tous les coins du monde, ont convergé, la veille, vers la cité religieuse de Porokhane, située à environ 12 km de la commune de Nioro du rip, dans la région de Kaolack (centre).

La mosquée abritant le mausolée dédié à Sokhna Diarra est le principal point de convergence des fidèles formant de longues files pour se recueillir et rendre hommage à la sainte mère de Serigne Touba, connue pour sa piété et son dévouement à la pratique religieuse.

Les fidèles prennent également d’assaut le puits autrefois fréquenté par Sokhna Diarra Bousso, considéré comme une source d’eau bénie. 

“Le Magal Porokhane, qui rend hommage à Sokhna Diarra Bousso, est une occasion de se recueillir et de se remémorer les enseignements et les valeurs transmises par Serigne Touba. C’est également un moment de partage et de solidarité entre les membres de la communauté mouride”, a indiqué Modou Diop Mbaye, un pèlerin venu de Miami, aux Etats-Unis d’Amérique.

Les fidèles profitent de cette journée pour renforcer leur foi et leur dévotion envers Sokhna Diarra Bousso et Serigne Touba, ajoute Coumba Dieng, une fidèle venue de Guédiawaye, dans la grande banlieue dakaroise.

Le Magal de Porokhane est devenu, depuis plusieurs dizaines d’années, un rendez-vous incontournable pour Mme Dieng, qui assiste à toutes les éditions de cette manifestation qu’elle met toujours à profit pour prier et solliciter des bénédictions et des réponses à tous ses problèmes, par le seul fait de réciter “Matlaboul Chifayi”, un poème religieux de Serigne Touba particulièrement vénéré pour ses vertus spirituelles et curatives.

Coumba Dieng clame toute sa gratitude envers la sainte-mère du fondateur du mouridisme pour les bienfaits qu’elle a apportés à sa vie sur terre.

“Ce Magal est une célébration empreinte de ferveur et de dévotion. C’est un moment fort dans la vie religieuse des mourides que nous sommes, parce qu’elle renforce les liens spirituels entre les fidèles et leur guide spirituel”, a soutenu Makhtar Diouf, un disciple de la communauté mouride venu de Thiès.

De fait, la cité religieuse de Porokhane devient un lieu de rassemblement et de partage pendant le Magal dédié à la mère du fondateur du mouridisme, fait observer Coumba Faye, dont la fille cadette porte le nom de Mame Diarra Bousso. 

Malgré la conjoncture jugée difficile, les commerçants ne se plaignent pas puisque, estimant pour la plupart qu’”aucun acteur économique ne peut venir ici [à Porokhane] et rentrer bredouille”.

ADE/BK

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