Finale de la CAN 2025 : le scandale silencieux des billets au Maroc !

La billetterie de la Coupe d’Afrique des nations a toujours été un casse-tête pour les supporters. Mais à l’occasion de cette CAN organisée au Maroc, la situation a atteint un niveau jamais observé. À quelques heures de la finale, le constat est alarmant : les billets sont non seulement devenus hors de prix, mais désormais tout simplement introuvables.

Dès les premiers matchs disputés à Tanger, les supporters sénégalais ont tiré la sonnette d’alarme. « Un billet de catégorie 1, je l’ai acheté à 1 500 dirhams », confie un fan rencontré au stade. Un tarif qui dépasse largement le prix officiel, estimé à environ la moitié. Cette flambée des prix a très vite laissé place à une pénurie totale.

Aujourd’hui, la crise est générale. Les réseaux habituels de facilitation n’ont plus accès aux billets. Sur la plateforme officielle de la CAF, aucune disponibilité n’est affichée. Plus inquiétant encore : aucune communication officielle n’a été faite ni par la Confédération africaine de football, ni par les instances locales impliquées, pour expliquer cette situation ou rassurer les supporters.

Face à cette opacité, les alertes se multiplient au Sénégal. Des appels sont lancés pour dissuader les supporters de faire le déplacement, faute de garanties d’accès au stade, alors que les Lions disputent une troisième finale en quatre éditions, à la conquête d’une deuxième étoile historique. Sur place, à Tanger, la désillusion est immense. Des centaines de supporters ayant déjà voyagé confirment néanmoins leur intention de rejoindre Rabat, dans l’espoir — mince — de trouver une solution sur place. Mais sans réelle illusion.

La ville de Tanger, qui vibrait encore il y a quelques jours, s’est progressivement vidée de ses supporters. Tout porte à croire que le marché noir s’est accaparé la quasi-totalité des billets, créant une situation profondément inéquitable. Le risque est désormais clair : voir le stade de Rabat transformé en un véritable chaudron acquis majoritairement au Maroc, au détriment d’une répartition équilibrée des supporters.

Un déséquilibre d’autant plus sensible que le Maroc attend une deuxième étoile depuis près de 50 ans, sa dernière finale remontant à 2004. Mais cette attente, aussi légitime soit-elle, ne saurait justifier une mise à l’écart des supporters adverses, privés du droit fondamental d’accompagner leur équipe lors d’un rendez-vous historique.

À l’heure où le football africain revendique professionnalisation, transparence et équité, la gestion de la billetterie de cette finale pose de sérieuses questions. Et laisse, une fois encore, les supporters payer le prix fort d’un système défaillant.

wiwsport.com

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