Royaume-Uni: sans renier le Brexit et pour le commerce, Londres se rapproche à petit pas de l’UE
Le Royaume-Uni serait-il sur le point de réintégrer l’union douanière avec l’Union européenne (UE) ? Cinq ans après la sortie de l’UE, la question se pose régulièrement dans la classe politique britannique. Au sein du parti travailliste actuellement au pouvoir, certains agitent l’idée. Mais le Premier ministre, Keir Starmer, la rejette. En partie seulement.
Avec Émeline Vin correspondante RFI à Londres
Annuler le Brexit, c’est hors de question : le débat est trop clivant. En revanche, interrogé sur la BBC, le Premier ministre Keir Starmer n’exclut pas un « alignement » avec l’Union européenne, pour faciliter les échanges commerciaux : « Nous nous alignons déjà sur l’énergie, sur les émissions… Nous nous alignons sur l’agroalimentaire, pour pouvoir accéder au marché unique. Nous devons nous interroger sur notre intérêt à faire de même pour d’autres domaines, mais cela doit se faire secteur par secteur. »
Un alignement au cas par cas, mais pas de nouvelle union douanière, afin de protéger les accords de libre-échange conclus, depuis le Brexit, avec les États-Unis et l’Inde. Seulement voilà : en échange, Bruxelles pourrait demander des concessions sur la liberté de mouvement.
Pour les jeunes
« Nous étudions un programme de mobilité pour les jeunes, pour qu’ils puissent voyager et travailler, poursuit Keir Starmer. Nous nous y engageons sur le principe. Mais se pose la question du nombre, des âges. Il ne s’agit pas d’un retour à la pleine liberté de mouvement, nous n’y reviendrons pas. Mais je crois qu’il est bon pour les jeunes d’avoir cette possibilité. »
Cet accord irait au-delà du retour dans le programme universitaire Erasmus conclu le mois dernier. Londres espère aussi obtenir la reconnaissance mutuelle de certains diplômes.

