CAN 2025 : les Mondialistes honorent leur rang

7 des 9 Mondialistes pour la Coupe du Monde 2026 disputent la CAN au Maroc en cette fin d’année. A noter que si le Cap-Vert s’est brillamment qualifié pour la 1ère Coupe du Monde de son histoire, les Requins Bleus ont terminé derniers de leur groupe de qualification pour la CAN, derrière l’Égypte, le Botswana et la Mauritanie. Le Ghana a, quant a lui, subi le même sort, terminant dernier de son groupe qualificatif pour la CAN, derrière l’Angola, le Soudan et le Niger. Focus sur la phase de groupes.

 Cette année, l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, le Maroc, le Sénégal et la Tunisie seront les représentants de l’Afrique a la coupe du monde.

La RD Congo, elle, devra passer par le Tournoi de barrage de la FIFA si elle veut les accompagner en Amérique du Nord en juin et juillet prochains.

En attendant, huit de ces dix nations disputent à l’heure actuelle la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF, au Maroc. La FIFA fait un premier bilan après une phase de groupes palpitante qui vient de prendre fin, avec 100 % de qualification pour la phase à élimination directe pour les nations mondialistes.

L’Algérie reçue 3 sur 3

Les Fennecs ont envoyé un message fort dans cette CAN en remportant trois victoires en trois journées. Ils sont d’ailleurs les seuls – avec le Nigeria, qui ne disputera toutefois pas la Coupe du Monde 2026 – à avoir réussi cet exploit lors de cette édition alors même que Vladimir Petković a fait tourner son effectif pour le troisième match contre la Guinée équatoriale (3-1).

“Je suis un entraîneur qui aime gagner et nous jouons pour la victoire”, a-t-il déclaré. Les Verts visent le troisième titre de leur histoire dans la compétition, et leur premier depuis 2019. Ils auront toutefois fort à faire face à la RD Congo en huitièmes de finale, le 6 janvier.

Le Maroc, l’hôte idéal

Le Maroc se prépare idéalement pour co-accueillir la Coupe du Monde de la FIFA 2030 en recevant l’Afrique au sein de ses stades. En plus d’être un excellent hôte, les Lions de l’Atlas ont conclu une année 2025 déjà fantastique en enregistrant deux succès et un nul en phase de groupes, grâce notamment à un excellent Brahim Díaz.

Le capitaine Achraf Hakimi, victime d’une entorse à la cheville gauche le 4 novembre, a quant à lui fait son retour dans la victoire 3-0 contre la Zambie. “Je suis très content de revenir sur le terrain”, a déclaré le défenseur du Paris Saint-Germain. “Ça m’a manqué. On va tout donner pour le maillot et pour que les supporters soient fiers de notre travail.” Et surtout leur offrir un premier titre africain depuis 1976. Ils devront tout d’abord éliminer la Tanzanie en huitièmes, le 4 janvier.

Le tenant ivoirien freiné mais toujours dans la course

La Côte d’Ivoire d’Emerse Fae s’est qualifiée elle aussi pour la phase à élimination directe même si elle a quelque peu peiné, avec un court succès contre le Mozambique (1-0) et un nul face au Cameroun (1-1), l’autre grand absent du Mondial. Face au Gabon, une équipe qu’ils avaient écartée dans la course au Mondial 2026, des Éléphants déjà qualifiés ont fini par arracher une victoire 3-2 dans le temps additionnel et prendre la tête de leur groupe.

Comme lors des qualifications pour la Coupe du Monde, où ils avaient inscrit 25 buts par 15 buteurs différents, les Ivoiriens ont montré qu’ils ne comptaient pas forcément sur un seul homme en attaque puisque leurs cinq buts sont venus de quatre buteurs. En huitièmes, ils rencontreront le Burkina Faso, le 6 janvier.

L’Égypte domine son groupe

L’Égypte de Mo Salah a su montrer tout son caractère durant cette phase de groupes. L’attaquant de Liverpool a offert la victoire aux siens dans le temps additionnel en première journée, contre le Zimbabwe (2-1), avant de trouver à nouveau les filets, sur penalty, contre l’autre Mondialiste de son groupe, l’Afrique du Sud, quatre jours plus tard (1-0).

Pourtant, les Pharaons ont joué à dix au cours d’une deuxième période intense après l’exclusion de Mohamed Hany. Contre l’autre Mondialiste du groupe, ils ont toutefois su faire le dos rond. Les coéquipiers de Mostafa Mohamed affronteront le Bénin en huitièmes, le 5 janvier, tandis que les hommes d’Hugo Broos auront fait face au Cameroun la veille.

Le Sénégal coiffe encore la RD Congo au poteau

Sénégalais et Congolais s’étaient déjà livré une bataille sans merci en qualifications pour la Coupe du Monde et ce sont les Lions du pays de la Teranga qui s’en étaient le mieux sortis, avec deux succès, dont un ô combien important au Stade des Martyrs (3-2). À Tanger, les deux formations se sont neutralisées (1-1), mais c’est bien le Sénégal qui a encore pris la tête du groupe à la différence de buts. Ils devront cependant composer sans Kalidou Koulibaly en huitièmes contre le Soudan, le 3 janvier, après l’exclusion du joueur d’Al-Hilal lors de la troisième journée contre le Bénin (3-0) alors qu’il fêtait sa 100e cape avec le Sénégal.

“Nous faisons partie des favoris et nous l’assumons”, avait déclaré le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw avant la CAN. “Je veux une équipe dominante.” La France, la Norvège et le vainqueur des barrages FIFA (Irak, Bolivie ou Suriname) sont prévenus pour la Coupe du Monde.

La Tunisie sans forcer

Les Aigles de Carthage, qui iront défier les Pays-Bas, le Japon et une équipe européenne dans le Groupe F du Mondial 2026, ont brillé contre l’Ouganda en première journée, grâce à un doublé d’Elias Achouri (3-1), mais ont subi, lors de la deuxième journée, la loi d’un Nigeria sans doute blessé d’avoir raté la qualification pour le Mondial. Si les hommes de Sami Trabelsi sont revenus de 3-0 à 3-2, ils n’ont jamais su trouver le but égalisateur. Ils se sont ensuite contentés d’un nul 1-1 contre la Tanzanie et affronteront le Mali en huitièmes de finale, le 3 janvier.

“Nous n’avons plus le droit à l’erreur”, a estimé le défenseur Montassar Talbi, buteur contre le Nigeria. “Affronter le Mali ne sera pas une tâche facile, il faudra livrer un grand match.” Les Tunisiens visent leur deuxième titre continental, leur premier datant de 2004.

(Abdoulaye THIAM, envoyé spécial à Tanger)
SUDQUOTIDIEN

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