Abdoulaye Baldé dénonce le «ping-pong institutionnel» et appelle à répondre à la crise

En tournée en Casamance, le président de l’UCS critique les tensions entre l’Exécutif et le Législatif, qu’il juge préjudiciables aux préoccupations des populations. Dans un entretien à L’Observateur, Abdoulaye Baldé défend une réponse centrée sur l’emploi, la production et le développement territorial, tout en réaffirmant l’ancrage de son parti dans l’opposition.

Abdoulaye Baldé porte un regard sévère sur la situation économique et institutionnelle du Sénégal. Interrogé par L’Observateur lors d’un déplacement à Boutoupa Camaracounda, après une visite à Djirédji, l’ancien maire de Ziguinchor estime que les tensions entre les pouvoirs publics détournent l’attention des difficultés quotidiennes.

Le président de l’Union des centristes du Sénégal juge « tout simplement inacceptable » la relation actuelle entre l’Exécutif et le Législatif. Selon lui, la démocratie ne peut fonctionner durablement dans une confrontation permanente entre institutions.

Il rappelle la répartition des rôles : gouverner pour l’Exécutif, contrôler l’action du Gouvernement et voter les lois pour le Parlement.

Il appelle à dépasser la logique d’affrontement entre majorité et opposition pour privilégier l’intérêt national. À ses yeux, les problèmes de pouvoir d’achat, les souffrances des populations et les conséquences des inondations devraient mobiliser en priorité les responsables publics.

Sur le terrain économique, Abdoulaye Baldé décrit une dégradation qu’il attribue notamment à un manque de vision, à des priorités mal définies et à une gouvernance qu’il critique. Il évoque la réduction de l’activité économique, les difficultés de paiement du secteur privé et l’arrêt de certaines activités du BTP. Ces constats et leurs causes sont exposés comme son analyse politique, sans données chiffrées supplémentaires dans la source.

Pour y répondre, il préconise un soutien à la production nationale, aux PME et à l’accès au financement. Il défend également une politique d’industrialisation et de transformation locale des ressources, afin de créer des emplois pour les jeunes et les femmes.
En Casamance, il réclame la reprise de projets de développement qu’il présente comme interrompus, notamment dans les communes de Marsassoum, Djibabouya, Bémet, Djirédji et Bambali.

Il cite aussi les besoins en infrastructures, en agriculture, en transformation agroalimentaire, en tourisme, en pêche et dans le numérique. Il salue le projet lancé à Bambali par Sadio Mané et considère la paix comme une condition du développement.

À la suite des fortes pluies, le dirigeant de l’UCS exprime ses condoléances et demande une mobilisation rapide de l’État pour secourir les personnes en difficulté, évacuer les zones exposées et accompagner les familles sinistrées. Il appelle personnellement au déclenchement du plan Orsec.

Sur le plan électoral, il confirme que son parti reste dans l’opposition et participe au Front pour la défense de la République. Des discussions sont en cours pour constituer un cadre politique et électoral plus large.

Pour les élections locales, il met en avant la liberté des responsables territoriaux de choisir des alliances adaptées, dans le respect des valeurs de l’UCS. Le quotidien rappelle également son ambition de briguer la présidence de la République.

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