Retrait de Kosmos du bloc Cayar : l’ancien DG de Petrosen répond à Al Aminou LO et assume «entièrement» sa signature

L’ ancien directeur général de Petrosen est monté au créneau pour répondre aux déclarations du Premier ministre Ahmadou Al Aminou lors de son discours de politique générale. Ce dernier l’accuse d’avoir signé un acte « illégal » avec la société américaine Kosmos. Dans un post sur facebook, l’ex-patron de la compagnie pétrolière publique assume pleinement l’accord de retrait conjoint du bloc de Cayar Offshore Profond, signé le 22 avril 2026, et en détaille les contours avec force citations. «Le PM me reproche aujourd’hui d’avoir signé, en tant que Directeur Général de PETROSEN, un acte ‘illégal’ avec Kosmos. Les Sénégalais ont droit aux faits. Les voici, textes à l’appui», écrit-il en préambule.

Alioune GUÈYE rappelle que Kosmos est partie «sans un franc de compensation» et que l’accord contient une clause 8 qui préserve expressément tous les droits de l’État au titre du contrat de recherche et de partage de production (CRPP). «Pour éviter tout doute, cet accord ne porte préjudice à aucun droit de la République du Sénégal au titre du CRPP.’ Cet accord n’a donc rien retiré à l’État. Il a expressément préservé tous ses droits», cite-t-il. Il souligne que Petrosen n’a pas le pouvoir de renoncer aux droits de l’État, ce qui rend impossible tout acte illégal. «Si l’État estime détenir une créance contre Kosmos au titre de l’article 19 du Code pétrolier, il est parfaitement libre de la poursuivre. L’accord ne l’en a jamais empêché. Il le dit noir sur blanc», ajoute-t-il.

L’ancien DG revient en détail sur les 55 millions de dollars évoqués par le Premier ministre. Il rappelle que l’article 19 du Code pétrolier de 1998 ne fixe aucun montant, mais renvoie à une indemnité proportionnelle aux travaux non exécutés. Or, selon lui, les travaux ont été réalisés, trois puits et une campagne sismique 3D pour plus de 300 millions de dollars, et aucune pénalité n’était due. Il questionne en outre l’État sur l’existence d’une garantie maison mère, exigée par le contrat à la prorogation de mars 2024. «Si elle existe, qu’on la produise, et que l’État l’appelle, comme l’article 7.8 le lui commande. Notre accord ne l’en a jamais empêché», écrit-il, avant de conclure : «J’assume donc entièrement cette signature dont je suis très fier. Je l’assumerai devant toute institution de la République qui souhaiterait m’entendre.»

Khadydja NDIAYE
WALFADJRI

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