PS : Abdoulaye Vilane tacle le ministre Cheikh Diba sur la situation économique
Le Parti Socialiste monte au créneau. Dans 2 publications rédigées par son porte-parole Abdoulaye Vilane, le Parti Socialiste critique sévèrement la communication du ministre des Finances Cheikh Diba et dénonce un « naufrage de la parole publique ».
En effet,le PS passe en revue 6 points des déclarations du ministre dont les suivants
FMI : L’accord de 2,2 milliards n’est encore que « technique ». Pas de décaissement tant que le Conseil d’administration ne s’est pas prononcé.
Dette : Le PS réclame des clarifications sur le « traitement de la dette ». De quoi parle-t-on : reprofilage, restructuration ? Quelles conséquences pour les banques ?
Dépenses : Les 300 milliards annoncés pour payer les entreprises sont-ils déjà disponibles et budgétisés ?
Budget : Où est le bouclage financier ? Quelles économies, quelles nouvelles recettes ?
Énergie : Les chiffres sur les subventions et la baisse de 30% du coût de l’énergie manquent de preuves et de trajectoire.
Coût de la dette : 25 FCFA sur 100 d’intérêts en 2026. Avec la dégradation de la note par Moody’s et des taux à 8%, « pouvoir emprunter n’est pas la même chose qu’emprunter dans de bonnes conditions ».
Selon le parti socialiste « La confiance exige autre chose que de la communication. Moins de promesses. Plus de chiffres vérifiables. Plus de vérité. »
Sur ce, le Parti Socialiste pose 6 principes :
La parole d’un ministre engage l’État
La confiance ne se décrète pas, elle se mérite
Besoin de « moins de verbiage, plus de vérité » et de « moins de communication politique, davantage d’information publique »
Le Sénégal mérite la compétence et l’intégrité
Gouverner c’est choisir les meilleurs profils
L’intérêt général doit primer sur l’intérêt de parti.
Et comme l’a dit Abdoulaye Vilane, « Je n’attends pas d’un ministre des Finances qu’il rassure par des mots. J’attends qu’il rassure par la maîtrise de son dossier. »
« Le Sénégal n’a pas besoin d’une communication qui cherche à sauver les apparences. Il a besoin d’une parole publique qui rétablisse la vérité et prépare les solutions. »
À en croire le PS, le pays traverse une crise de confiance. Ainsi pour eux, la solution passe par la transparence, des chiffres précis et des résultats mesurables. « La vérité est notre meilleur allié pour redresser le pays », dit-il.
SOURCE DAKARACTU

