Police : la Cour suprême suspend le licenciement d’élèves agents de police de la 49e promotion
La Cour suprême a ordonné la suspension de l’exécution de la décision ministérielle portant licenciement d’élèves agents de la Police nationale, rendant ainsi gain de cause aux requérants dans le cadre d’une procédure en référé-suspension.
Selon l’ordonnance rendue publique le 31 août 2026 par le juge des référés de la chambre administrative, la juridiction suspend la décision n°011667 du 22 mai 2026 prise par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.
Cette mesure administrative visait le licenciement d’élèves agents de police issus de la 49ᵉ promotion de la Police nationale, sanctionnés pour « absence irrégulière et inobservation du règlement intérieur ».
Saisie par un groupe d’élèves agents (dont Katy CAMARA, Rose Marie SECK, Sokhna Baly COLY et plusieurs de leurs collègues), la haute juridiction a retenu l’existence d’une urgence et d’un doute sérieux quant à la légalité de l’acte attaqué.
La Cour a estimé que l’exécution de la mesure de licenciement entraînait une « rupture définitive de la carrière des requérants » ainsi qu’un préjudice grave marqué par la privation de leur statut professionnel et de leurs rémunérations.
Elle a également relevé des manquements dans la procédure disciplinaire appliquée à ces agents issus du concours professionnel, soulignant que la sanction prévue pour leur cas était la perte de la vocation à nomination et la réintégration immédiate dans leur administration d’origine, et non un licenciement sans formalité.
Le parquet général avait également conclu à la suspension de la décision ministérielle.
Liboire SAGNA
WALFADJRI

