Nouvel accord avec le Fmi : LE SENEGAL ROULE EN MERCEDES

Le Fonds monétaire international (Fmi) a annoncé un nouveau programme triennal financier et économique avec le Sénégal, à travers lequel un montant d’environ 2, 2 milliards de dollars, soit 1243 milliards de francs Cfa, sera mobilisé pour accompagner l’Etat sénégalais dans ses réformes économiques et financières au cours de ces trois prochaines années.

Par Dialigué FAYE – Convergence de vues entre l’Etat sénégalais et le Fonds monétaire international (Fmi). A l’issue de leur visite à Dakar du 19 août au 1er septembre 2026, Mme Mercedes Vera Martin et son équipe ont annoncé la mise en œuvre d’un nouveau programme économique et financier d’un montant de 2, 2 milliards de dollars, soit environ 1243 milliards de francs Cfa, afin d’appuyer l’Etat sénégalais dans ses réformes. «Le programme de réformes des autorités vise à rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, à réduire les vulnérabilités budgétaires et extérieures, à accroître les dépenses sociales et à soutenir une croissance durable tirée par le secteur privé. Les autorités mettront en œuvre des mesures destinées à renforcer davantage les finances publiques et à améliorer la transparence budgétaire, tout en améliorant l’environnement des affaires et en favorisant l’inclusion financière», rapporte l’équipe du Fmi à travers un communiqué sanctionnant son séjour à Dakar.

Pour le ministre de l’Economie, des finances et du plan qui s’adressait à la presse, cet accord conclu ouvre une nouvelle dynamique des relations qu’entretiennent le Sénégal et le Fmi. Cheikh Diba précise que le gouvernement sénégalais cherche, dans les négociations avec le Fonds monétaire, à rétablir progressivement son équilibre budgétaire, améliorer le profil de la dette publique et restaurer durablement les marges de financement de l’Etat, sans compromettre les fondamentaux de la croissance.

Aux yeux des partenaires, «l’économie sénégalaise est demeurée résiliente, enregistrant une croissance de 6, 7% en 2025 grâce à la première année complète de production pétrolière, bien que la croissance du Pib hors hydrocarbures ait ralenti à 2, 2%. L’inflation est restée dans la fourchette cible à 1, 4 %. Au premier trimestre 2026, la croissance du Pib hors hydrocarbures a rebondi à 4, 7% en glissement annuel, soutenue par la vigueur de la consommation privée».

Ainsi, souligne le document, «les principales réformes prévues dans le cadre du programme appuyé par le Fmi visent à rétablir la viabilité des finances publiques tout en protégeant les ménages vulnérables. La stratégie budgétaire repose sur le renforcement de la mobilisation des ressources intérieures et la rationalisation des dépenses, tout en consolidant les filets de protection sociale, en particulier grâce à des transferts monétaires ciblés.

Les réformes structurelles étayeront la stratégie budgétaire en faveur d’un assainissement durable. Les autorités prévoient d’adopter en 2027 une stratégie de recettes à moyen terme qui renforcera la mobilisation des recettes intérieures et contribuera à dégager des marges de manœuvre pour les dépenses prioritaires.

Les autorités sont aussi déterminées à renforcer la gouvernance budgétaire, notamment par une meilleure gestion de la dette publique, un suivi accru des arriérés intérieurs et une supervision renforcée des entreprises publiques. Les réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires et à promouvoir l’inclusion financière contribueront à soutenir une croissance tirée par le secteur privé. En outre, les autorités ont annoncé leur intention de solliciter un traitement de la dette afin de rétablir sa viabilité».

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