La Réserve communautaire de Palmarin, un ressort pour l’écotourisme (acteur)
Palmarin (Fatick), (APS) – La Réserve naturelle communautaire de Palmarin (RNCP) contribue à impulser le développement de l’éco-tourisme dans cette partie du delta du Saloum, dans la région de Fatick (centre-ouest), avec l’implication des services publics compétents concernés, soutient l’adjoint au conservateur de la dite réserve, le lieutenant Lamine Loum.
“Avec cette réserve naturelle communautaire, l’éco-tourisme est en train de se développer au niveau de la commune de Palmarin, à travers les fonds qui sont générés par les activités qui sont menées. Parce que nous recevons, en basse saison, surtout pendant l’hivernage, jusqu’à 400 ou 500 touristes par mois et environ près de mille visiteurs durant les autres périodes”, a-t-il indiqué.
Il intervenait au cours d’une visite de terrain sur les sites de la Réserve naturelle communautaire de Palmarin, mardi, dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités sur la communication environnementale, organisée à l’intention des professionnels des médias et des créateurs de contenus.
Cette rencontre de deux jours (31 août-1er septembre) s’est tenue à Ndangane, sous l’égide de l’ONG Wetlands international Afrique-Côte occidentale et Golfe de Guinée, en partenariat avec l’organisation BirdLife et avec l’appui de l’Initiative internationale pour le Climat (IKI).
Selon le lieutenant Loum, l’un des objectif de cette la Réserve naturelle communautaire de Palmarin est de contribuer à la promotion du tourisme écologique, aux côtés du balnéaire, du culturel et du tourisme d’affaires, pour contribuer à la création d’emplois et à l’exploitation optimale des ressources naturelles.
D’une superficie de 10.430 hectares, la Réserve naturelle communautaire de Palmarin a été créée en 2021, à partir de trois grands écosystèmes – forêts de mangrove, lagunes et savane.
Elle est gérée par quatre villages de la zone de Palmarin et accueille jusqu’à 39 espèces d’oiseaux, malgré certaines menaces liées aux effets néfastes liés au changement climatique.
“La gestion de cette réserve repose sur une démarche de gestion participative avec une équitable implication des services compétents de l’Etat du Sénégal, des collectivités territoriales et des communautés à travers les populations locales, jusqu’à la répartition des fonds générés par les activités de la réserve”, a expliqué le lieutenant Loum.
D’après le lieutenant Loum, l’implication des populations permet de contribuer à la conservation durable des ressources naturelles, les communautés se sentant associées dans la gestion de la réserve.
ADE/BK

