Relogement des impactés de la mine : Le pari réussi d’Eramet Gco
Au cœur de la région des Niayes, le processus de réinstallation des populations, mené par l’entreprise minière Eramet Grande Côte, sous le contrôle rigoureux de l’Etat du Sénégal, s’affirme comme un modèle de concertation, de transparence et de développement durable. Entre logements modernes, rétablissement des moyens de subsistance agricole et création d’infrastructures socio-économiques de base, retour sur une démarche structurante qui transforme l’inquiétude initiale des communautés en un nouvel horizon d’épanouissement.
Dans la région stratégique des Niayes, l’exploitation des ressources minières soulève inévitablement la question complexe de l’occupation des sols et du maintien de la cohésion sociale des terroirs. Lorsque les activités industrielles de la société Eramet Grande Côte nécessitent le déplacement de hameaux d’habitation ancrés dans l’histoire locale, la préservation des conditions de vie des habitants devient l’enjeu central de l’intervention publique et privée. Loin des schémas d’éviction autoritaire ou de rupture brutale, le processus de réinstallation mis en œuvre s’inscrit dans un cadre institutionnel strictement encadré par l’Etat du Sénégal, placé sous l’autorité directe du Préfet de département. Ce processus responsable, transparent et concerté repose sur le respect scrupuleux des lois et réglementations en vigueur, avec un objectif fondamental : garantir aux personnes impactées non seulement la continuité de leur cadre de vie, mais surtout l’accès à des conditions d’existence durables et nettement améliorées.
La doctrine de réinstallation déployée sur le terrain s’articule autour de deux piliers indissociables : le volet physique et le volet économique. La réinstallation physique s’attaque directement à la précarité de l’habitat traditionnel en substituant aux anciennes concessions des constructions en dur, dotées de toutes les commodités contemporaines, notamment l’accès direct au réseau électrique. Les normes architecturales retenues établissent un standing minimal de type F3 –c’est-à-dire des habitations comprenant au moins trois chambres-, modulable et ajustable en fonction de la composition réelle et de la taille de chaque ménage.
A ce jour, le bilan opérationnel témoigne de l’ampleur des réalisations : 628 maisons individuelles ont été construites et livrées au profit de 3500 personnes réinstallées dans le département de Tivaouane ainsi que, plus récemment, dans le département de Kébémer. Cette métamorphose du cadre de vie résidentiel s’accompagne d’un volet de réinstallation économique tout aussi rigoureux, axé sur l’attribution de terres agricoles de remplacement afin de pérenniser les activités meunières et culturales de la zone.
Le déplacement de populations implantées depuis plusieurs générations ne constitue jamais un acte anodin. L’annonce d’une délocalisation suscite inévitablement des interrogations, du doute et une appréhension légitime au sein des hameaux concernés. Lorsque des familles ont vécu pendant plus d’un siècle sur un même site ancestral, la perspective de quitter leur terre d’origine pour rejoindre un village nouvellement édifié fait naître la crainte d’une perte de repères et de qualité de vie, beaucoup estimant initialement que leur cadre traditionnel était préférable à ce qui leur serait proposé.
Pourtant, l’épreuve des faits et l’installation effective sur les nouveaux sites de recasement ont balayé les réserves initiales. Le constat dressé aujourd’hui par les résidents fait état d’une amélioration substantielle de leur quotidien. Les témoignages recueillis sur place soulignent une satisfaction profonde face à des installations modernes qui dépassent les attentes initiales. Tout ce qui avait été annoncé lors de la phase de cadrage du projet a été concrètement mis en œuvre et rigoureusement respecté, conformément aux engagements pris dès l’origine par l’entreprise minière et les pouvoirs publics.
La concertation permanente et l’accompagnement d’une «mine responsable»
Le succès d’une telle entreprise repose avant tout sur l’instauration d’un dialogue communautaire permanent et structuré. L’ensemble de la démarche est co-piloté par deux commissions de concertation qui accompagnent continuellement les activités d’Eramet Grande Côte pour toutes les questions liées à la délocalisation et au transfert vers les nouveaux sites. Dans la commune de Thiép (département de Kébémer), le village de Kinine Alassane illustre parfaitement cette collaboration étroite : chaque étape du processus, de l’évaluation des besoins à la prise de décision, fait l’objet de discussions préalables, d’échanges approfondis et de consultations interactives avec les représentants locaux chargés d’assurer le consensus.
L’Etat du Sénégal joue un rôle de garant vigilant aux côtés des populations, s’assurant sans relâche de la bonne exécution des obligations souscrites par l’exploitant minier. Cette présence institutionnelle permanente permet d’offrir une sécurité juridique et sociale indispensable à la réussite de la transition. «Tout ce qui avait été annoncé au début du projet a été respecté et mis en œuvre conformément aux engagements pris par l’Etat qui est toujours à côté des populations. Nous veillons à ce que les engagements d’Eramet Grande Côte soient donc respectés envers les populations», témoigne Mamadou Oumou Ka, qui habite dans le village de Kinine Alassane, situé dans la commune de Thiép, département de Kébémer. Responsable du consensus au sein de la Commission de concertation de la commune de Thiép. Il travaille «en parfaite collaboration avec Eramet Grande Côte» sur les questions liées au processus de déplacement et de réinstallation des populations. «Toutes les étapes ont fait l’objet de discussions et de consultations avant chaque prise de décisions. Nous remercions Eramet Grande Côte pour les maisons qui nous ont été attribuées, ainsi que pour les bonnes conditions de réinstallation mises en place.»
Des infrastructures socio-économiques de base pour des terroirs durables
La réinstallation ne se limite pas à la simple livraison de logements familiaux, elle vise la reconstruction intégrale du tissu social et des services essentiels indispensables à la vie quotidienne d’une communauté. Dans les six sites de recasement déjà aménagés, la société minière a procédé à la création d’infrastructures socio-économiques majeures touchant à l’ensemble des dimensions de la vie sociale : construction d’écoles primaires modernes pour l’instruction publique et de daaras équipés pour la formation coranique des jeunes, édification et mise en service de postes de santé de proximité pour assurer la prise en charge médicale des habitants, érection de mosquées pour la pratique religieuse, de maisons communautaires pour les réunions du village, de terrains de football pour la jeunesse, ainsi que l’aménagement de cimetières dédiés, de marchés locaux pour favoriser le commerce et réalisation de pistes de désenclavement destinées à faciliter la mobilité et la circulation des personnes et des biens entre les différents hameaux.
Rétablissement des moyens de subsistance et transition énergétique
Afin de restaurer et consolider l’autonomie économique des ménages déplacés, un programme spécifique de soutien agricole a été déployé. Chaque ménage réinstallé bénéficie de l’octroi de terres agricoles de remplacement à raison d’un demi-hectare par foyer. La qualité agronomique de ces sols attribués s’avère particulièrement élevée, garantissant un potentiel de rendement remarquable.
Pour assurer une exploitation optimale et durable de ces surfaces cultivables, les parcelles sont directement équipées de mini-forages autonomes alimentés par des kits solaires photovoltaïques. Cette combinaison d’accès maîtrisé à l’eau et d’énergie propre permet aux producteurs locaux de développer une agriculture pérenne, moderne et respectueuse de l’environnement, sécurisant ainsi leurs revenus futurs.
Un investissement massif au service de l’avenir
L’effort financier consacré à ce vaste programme d’aménagement et de restauration sociale reflète l’ampleur des ambitions portées par la compagnie. Sur la période allant de 2024 à 2026, la société minière Eramet Grande Côte a mobilisé une enveloppe budgétaire globale de près de 3, 5 milliards de francs Cfa. Ce montant conséquent est dédié à la prise en charge de la construction de logements neufs, à l’acquisition des nouvelles assiettes foncières, ainsi qu’au financement complet du volet de rétablissement des moyens de subsistance.
A travers ces investissements structurants, l’entreprise entend ériger les sites de recasement en véritables terroirs durables, démontrant qu’une exploitation minière responsable peut et doit constituer un levier de progrès social, d’équité territoriale et de développement humain harmonieux pour l’ensemble des communautés hôtes au Sénégal.

