Relations avec le Sénégal : Le Fmi à Dakar demain, pour la relance des négociations

Une équipe des services du Fonds monétaire international (Fmi), dirigée par Mme Mercedes Vera Martin, cheffe de mission pour le Sénégal, effectuera une visite à Dakar du 19 août au 1er septembre 2026.

Par Dialigué FAYE – Après leur séjour au Sénégal bouclé le 19 juin 2026, Mme Mercedes Vera Martin et son équipe reviennent à Dakar. Du 19 août au 1er septembre 2026, la cheffe de mission pour le Sénégal et ses collaborateurs effectueront encore une visite à Dakar. «Au cours de cette mission, les services du Fonds monétaire international et les autorités sénégalaises poursuivront leurs discussions en vue de progresser vers une convergence de vues sur les politiques et les réformes susceptibles d’être soutenues par un accord de financement avec le Fmi», indique-t-on à travers un communiqué.

Le Fmi, note le document, «reste déterminé à soutenir le Sénégal dans ses efforts visant à préserver la stabilité macroéconomique et à promouvoir une croissance durable et inclusive.
Les services du Fmi échangeront également avec différents acteurs économiques et so­ciaux au cours de la mission».

Cette visite intervient au lendemain de l’ajustement des prix des carburants automobiles, notamment le supercarburant et le gasoil. Ajustement lié, selon le gouvernement, au conflit au Moyen-Orient qui a occasionné une forte hausse des cours mondiaux du pétrole. Cette décision du gouvernement sénégalais serait sans doute adressée par la mission.

Pour rappel, au cours de leur précédente mission qui s’est déroulée du 15 u 19 juin, l’équipe du Fmi avait échangé avec les autorités sénégalaises sur les risques élevés liés au renchérissement des cours du pétrole. Elle avait indiqué que «la hausse des cours mondiaux du pétrole depuis le début de la guerre au Moyen-Orient devrait exercer une pression supplémentaire sur les finances publiques du Sénégal cette année, compte tenu du coût budgétaire des subventions non ciblées. Dans un contexte de vulnérabilités élevées liées à la dette, l’accentuation de l’incertitude mondiale et le durcissement des conditions financières pourraient aggraver davantage les pressions de financement».

Sur l’évolution de la situation macroéconomique du pays, les fonctionnaires de l’institution de Bretton woods avaient salué la création de la Direction générale des financements et de la dette (Dgfd). Pour Mercedes Vera Martin et ses collaborateurs, cette réforme institutionnelle constitue une «mesure corrective essentielle» dans le processus de régularisation des erreurs notées dans la gestion des finances publiques dans la période 2019-2024. La poursuite d’actions décisives a été aussi jugée nécessaire pour favoriser les progrès vers la clôture du dossier de misreporting.

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