Transhumance politique: L’APR dénonce un « détournement de la volonté populaire »
Dans une remarque publiée le 30 juillet 2026, le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) critique sévèrement le débauchage des élus locaux qu’il attribue au parti du président en exercice.
Pour mettre un terme au phénomène de la transhumance politique, un réaménagement en profondeur du statut des élus est nécessaire. L’APR considère cette initiative comme une déformation de la démocratie et une violation du « pacte moral » conclu entre les électeurs et les partis politiques lors des élections.
D’après le parti d’opposition, l’évolution de l’affiliation politique en cours de mandat déforme la représentation locale et réduit le vote à une transaction d’intérêts individuels. L’APR dénonce l’administration actuelle de tenir un double discours, accusant les autorités de manipuler les mécanismes de l’État pour constituer arbitrairement des majorités politiques, une pratique qu’elles désapprouvaient pourtant auparavant.
Pour inverser cette tendance, l’APR propose une mesure radicale : mettre en place une vacance du siège automatique pour tout élu local qui quitte délibérément son parti d’origine en plein mandat (sauf les élus indépendants), avec l’obligation de tenir de nouvelles élections pour reprendre le siège devant les votants.
Rémi SOUSSO
WALFADJRI

