Crise au Ps : « Dundal Ps » rejette la fermeture du siège et accuse la direction de dérive autoritaire

Le courant « Dundal PS – Faire revivre le PS » a vivement contesté la décision de la secrétaire générale du Parti socialiste, Aminata Mbengue Ndiaye, de suspendre jusqu’à nouvel ordre toutes les activités à la Maison Léopold Sédar Senghor, siège national du parti. Dans une lettre ouverte datée du 11 juillet 2026, les initiateurs du manifeste dénoncent une mesure qu’ils jugent « sans fondement statutaire » et annoncent qu’ils s’opposeront à toute entrave au fonctionnement normal des instances.

Serigne Mbacke Ndiaye et cie estiment que la décision, motivée par les incidents survenus le 13 juin dernier, constitue un nouvel épisode des tensions internes qui traversent le PS depuis les investitures aux dernières législatives et la publication du manifeste « Dundal PS ». Selon eux, la secrétaire générale ne dispose d’aucune habilitation légale ou réglementaire lui permettant d’interdire l’accès au siège national, qu’ils présentent comme un patrimoine collectif des militants.

Il faut rappeler que dans une circulaire datée du 29 juin 2026, paru dans la presse, la Secrétaire générale du Parti socialiste (PS) avait décidé de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, la tenue de toutes les réunions, activités et rassemblements à la Maison Léopold Sédar Senghor, siège national du parti. La direction du PS justifiait cette mesure par les « incidents regrettables survenus le 13 du même mois à la Maison Léopold Sédar Senghor », estimant qu’ils ont « gravement porté atteinte à la sérénité de notre Maison commune, à la sécurité des personnes et des biens, ainsi qu’au fonctionnement normal de notre organisation ».

Au-delà de l’aspect juridique, le collectif y voit un mauvais signal politique. À ses yeux, la fermeture du siège traduit un repli du parti au moment où les formations politiques se préparent aux prochaines échéances électorales. Les auteurs rappellent que la Maison du Parti doit rester un espace de débats, de mobilisation et de vie militante.

Les membres du manifeste ont également critiqué le fonctionnement de la direction, accusée de privilégier des réunions informelles au détriment des instances statutaires et d’écarter certains responsables. Les initiateurs du manifeste dénoncent par ailleurs des accusations de « fractionnisme » qu’ils jugent infondées et destinées à discréditer leur démarche.

Le collectif remet aussi en cause la portée de la récente assemblée générale des secrétaires généraux de coordination. Selon lui, cette rencontre, organisée au domicile de la secrétaire générale, n’a réuni que 15 des 138 coordonnateurs du parti et ne peut, à ce titre, engager l’ensemble du PS.

Enfin, « Dundal PS » relance la polémique autour du rapport de la Commission spéciale de relance. Les signataires affirment que seule la synthèse des conclusions leur a été transmise, contrairement aux assurances de la direction, et réclament toujours la communication intégrale du document.

Réaffirmant son attachement au dialogue, le courant appelle à une « renaissance » du Parti socialiste fondée sur la transparence, le respect des règles internes et le rassemblement des militants.

Ousmane GOUDIABY
SUDQUOTIDIEN

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